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DROITS HUMAINS EN AFRIQUE DU NORD : LE DIFFICILE ANCRAGE

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En ce dix décembre 2021, l’observateur neutre a quelques raisons de s’inquiéter de la situation des droits humains en Afrique du Nord. La dynamique de régression connaît certes des accélérations différentes mais depuis plusieurs années, la permanence de la menace se précise et s’accentue dans les trois pays.  

TUNISIE : exemple en péril ?

La ligue tunisienne des droits de l’homme, la LTDH  a quarante quatre ans. La qualité de ses premiers responsables que furent Saadeddine Zmerli, Khmaies Chemari ou Mohamed Charfi, la volonté de Bourguiba, qui avait compris qu’après plus de vingt ans de despotisme ( éclairé ?) qu’il fallait admettre un regard critique indépendant sur le fonctionnement des institutions, la relative tolérance qui existait à l’époque dans les différents courants politiques traversant la société civile  ont fait de cette institution un modèle de compromis  et un exemple d’organisation pour les pays voisins. C’est du reste la LTDH qui encouragea et accompagna dès 1978 les militants algériens dans leur volonté de création de la ligue algérienne, la LADH en 1985.

Bien structurée dans tout le pays et comptant plusieurs milliers d’adhérents, la LTDH semblait avoir atteint une majorité politique et une rigueur éthique qui la mettait à l’abri des retours de bâtons du pouvoir et des dérapages internes qui en feraient un instrument politicien dont seraient tentés d’abuser les dirigeants qui en auraient la charge au moment où la tendance à laquelle ces derniers appartiendraient auraient le vent en poupe. La LTDH n’échappa à aucun de ces deux risques. Après les premières années du règne de Ben Ali vécues dans la stabilité et une remarquable progression, les discrètes manœuvres des islamistes se firent jour pour infléchir l’action de la Ligue dans le sens de leur projet idéologique et politique (en tentant par exemple d’exclure du champ d’intervention de la Ligue les droits non prescrits par la charia). Soumis à l’époque à de rudes pressions de la part du pouvoir, les fondamentalistes tunisiens qui avaient souvent été protégés par la LTDH se gardèrent de faire de leurs exigences un point de rupture. De son côté, la police de Ben Ali, notamment dans la dernière décennie de son règne, n’eut de cesse de restreindre les activités de la Ligue aussi bien par les intimidations et la répression des militants que par des tentatives d’infiltration de ses structures régionales et nationales. Mais à chaque fois la direction réussit à déjouer les interférences islamistes et contrecarrer les abus des autorités. 

Lors de la période qui suivit la chute de Ben Ali, la LTDH joua un rôle capital dans la préservation et la traduction institutionnelle de la révolution de janvier, malgré les coups de boutoir portés violemment par les islamistes désormais au pouvoir contre le pluralisme et les libertés.  Elle fut d’ailleurs distinguée par le prix Nobel de la paix avec le syndicat UGTT, l’organisation patronale UTICA et l’Ordre des avocats, pour avoir conduit avec succès le Dialogue national qui sortit la Tunisie de l’impasse politique en 2014.

Curieusement, c’est après la Révolution que l’action de la Ligue dans la construction d’une société engagée dans la défense des droits humains s’est affaiblie au fil du temps. En analyser les causes nécessiterait des développements plus approfondis. Mais nul doute que l’ouverture du champ politique et l’émergence d’une multiplicité d’organisations de défense des droits catégoriels à tous les niveaux (droits des femmes, droits des minorités, des LGBT, droits à l’expression libre, droits économiques et sociaux, lutte contre la torture et la traite des personnes, etc.) fruits aussi du long combat de la Ligue trois décennies durant, ont contribué à estomper la place centrale de celle-ci telle qu’elle l’occupait avant l’insurrection de 2010 qui mit un terme à la dictature.  

La qualité de la formation de son encadrement, l’influence de la société civile où les femmes jouent toujours un rôle décisif confère à la LTDH un statut et une crédibilité à l’interne comme sur la scène internationale que lui envient ses homologues algériennes et marocaines. Il n’empêche que le glissement césariste auquel est soumise la Tunisie depuis juillet 2021 fait rentrer les droits humains dans une grisaille critique. Le décret présidentiel du 22 septembre 2021 qui supplante la constitution met les citoyens dans un état de précarité juridique dont les Tunisiens pensaient être prémunis. A l’image du pays, la LTDH est, elle aussi, à un tournant de son histoire. Saura-t-elle se repositionner comme acteur influent du combat contre la restauration autoritaire ? 

ALGERIE : un gâchis

En Algérie le dossier de la ligue algérienne des droits de l’homme, la LADH connut à travers le procès de la Cour de sureté de l’Etat de Médéa de décembre 1985, couvert par la presse internationale et suivi par plusieurs ONG, un écho retentissant dans et en dehors du pays. Les Algériens venaient de découvrir que des citoyens s’étaient engagés, au péril de leur liberté, pour défendre leurs droits. Le départ ne fut pourtant pas simple. Entamée dès 1978, la démarche de sensibilisation sur la condition des droits de l’homme auprès de la FIDH fut laborieuse. Les socialistes français quasiment hégémoniques dans cette ONG avaient encore de solides relations avec le FLN. L’étude du dossier algérien connut plusieurs retards et reports. La solidarité de la LTDH et les condamnations sévères qui furent prononcées à Médéa finirent par obliger la FIDH à statuer favorablement en faveur des militants emprisonnés malgré les manœuvres du pouvoir algérien qui créa sa propre Ligue. Comme pour la ligue tunisienne qui ne profita pas du départ de Ben Ali, le paradoxe fut complet en Algérie. C’est l’ouverture politique qui provoqua une explosion organique et éthique dans la LADH et dont ne se remettra plus jamais le combat pour les droits humains. Après l’explosion d’octobre 1988, le FLN devenait un boulet pour une gauche française pressée de faire oublier sa proximité avec l’ancien parti unique. L’apparition des islamistes autour desquels se regroupèrent d’autres partis créa une dynamique qui aspira une petite minorité des membres de la Ligue dont son président maitre Ali Yahia. Ce fut la crise. Depuis la Ligue algérienne n’en finit pas de se démultiplier par un processus mitotique mortifère. Aujourd’hui les ligues s’apparentent à des sectes sans enracinement qui regroupent quelques membres ; chacune ne se mobilisant que si un de ses proches est victime d’un abus. Actuellement la seule structure qui suit avec sérieux et efficacité les dépassements dont se rend régulièrement coupable le pouvoir c’est la Comité national pour la libération de détenus, le CNLD qui a tissé un remarquable réseau de drainage de l’information. C’est du reste le CNLD qui donne en temps réel les informations les plus complètes et les plus crédibles. Pour sa part, la section d’Amnesty international Algérie qui avait entamé une belle carrière avec le professeur Abdelmadjid Bencheikh en 1989 connaît une forme d’atrophie qui réduit ses manifestations à la publication de quelques communiqués.

Parti pour être une terre de pédagogie des droits humains, l’Algérie est le territoire nord-africain où ce chantier a subi le plus sévère déclin. Non seulement il n’y a pas eu de fructification d’un combat héroïque mais les concurrences et les affrontements entre faction rivales qui s’en sont suivis ont démonétisé un sujet qui mettra beaucoup de temps à retrouver la place qui est la sienne dans toute société aspirant à vivre dans un Etat de droit.  

Sur ces ruines, le pouvoir algérien s’adonne à une répression sans limite. Rarement la justice algérienne, pourtant coutumière des instrumentalisations primaires, n’a été aussi asservie et dégradée. Des centaines de prisonniers politiques sont détenus dans des conditions qui, souvent, mettent en péril leur intégrité physique. La mission des avocats est quotidiennement bafouée. En Algérie la nuit des droits de l’homme est plus épaisse que jamais.  

MAROC : le sursis

Le Maroc a créé son organisation des droits humains, l’OMDH en janvier 1989. Pour l’instant, le Royaume a évité l’éclatement de son instance. A la fin du long et terrible règne de Hassan II mais surtout après la montée sur le trône de Mohamed VI, la promesse de l’avènement d’une monarchie constitutionnelle avait donné une vraie visibilité à l’OMDH dont le dynamisme provoqua un foisonnement de courageuses publications. Les témoignages de détenus politiques furent légion et accessibles à tous. Même les survivants de Tazmamart ou les rescapés des deux coups d’Etat de 1971 et 1972 s’exprimèrent en toute liberté. C’est dans la foulée de cette libre expression que le public marocain découvrit le calvaire des enfants d’Oufkir. Le Royaume chérifien acceptait de regarder son histoire dans toutes ses vérités. 

Dans la société civile, le tissu associatif irriguait l’ensemble des cités et des zones. Même le monde rural, historiquement périphérique dans la vie culturelle marocaine, s’éveilla à la citoyenneté. Il n’était pas de village de l’Atlas qui n’avait pas son association culturelle environnementale ou sportive. La culture amazighe connut alors une promotion qui ne tarda pas à imprimer sa vigueur aux réformes institutionnelles du pays. Le visiteur qui parcourait le Maroc en ces années 90 était frappé par la discrétion des structures religieuses. 

Au Maroc aussi c’est l’avènement de l’islam politique qui marqua le recul des libertés. La mécanique est toujours la même. Les violences intégristes attentent aux comportements autonomes des citoyens qui limitent ou renoncent à l’expression de leurs droits dans l’espace public. Ces replis autorisent les islamistes à se faire plus intransigeants pour imposer leurs modes de vie et de pensée. Les pouvoirs se saisissent de ces menaces – qu’ils instrumentalisent souvent – pour rogner sur les libertés individuelles et collectives. Il n’est pas rare que des citoyens donnent leur assentiment pour une période de serrage de vis qu’ils espèrent la plus courte possible. 

Depuis la déroute des islamistes lors des dernières législatives, le Maroc vit à son tour cette période clair-obscur. Après l’incarcération des insurgés du Rif et leurs lourdes condamnations, la répression qui avait aussi longtemps sévi au Sahara occidental est moins directement politiques ; elle cible les catégories potentiellement porteuses d’émancipation. Les journalistes et les femmes sont actuellement les premières victimes du Makhzen. 

Conclusion :

Le jeu d’équilibrisme où les pouvoirs se donnent pour mission d’arbitrer entre « deux extrémismes » se traduit en Afrique du nord par le même scénario. Pour apparaître comme un recours garant d’harmonie, les régimes reprennent à leur compte les exigences islamistes. Le président tunisien qui laisse dire et croire qu’à travers l’élimination d’Ennahdha il veut éradiquer l’intégrisme ne jure que par la charia. Le pouvoir algérien qui a déclaré « organisation terroriste » le mouvement Rachad, certes lié à l’internationale islamiste, vient de donner la majorité absolue au parlement à l’islamisme domestique. La police marocaine n’hésite pas à jouer le rôle de police des mœurs violant souvent les concessions octroyées par la Moudawana… 

Pourquoi ces blocages récurrents ?

L’interview de la philosophe et islamologue Razika Adnani publiée par ADNmed apporte une bonne partie des explications qu’appelle cette lancinante question.

En tout état de cause, c’est à l’aune du respect des droits humains que s’apprécieront les progrès effectifs de la promotion démocratique en Afrique du Nord.

En attendant, les organisations des droits humains des trois pays s’ignorent souverainement. Aucune rencontre, aucune initiative commune n’a été envisagée pour appréhender des problèmes pourtant si communs et, hélas, de plus en plus banals.

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TUNSIE. UNE VISITE DE L’OTAN SÈME LE TROUBLE

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C’est par un commentaire posté sur la page facebook de l’ambassade de Turquie à Tunis que l’opinion publique a découvert qu’une délégation de l’OTAN a séjourné dans le pays. 

« En tant qu’Ambassade point de contact de l’Otan en Tunisie, nous avons eu le plaisir d’organiser un briefing pour les représentants des pays alliés en vue de partager les résultats des pourparlers et consultations que la délégation de l’Otan a eus avec la partie tunisienne lors de sa visite » écrit la représentation diplomatique qui ajoute, par ailleurs que pour l’Alliance, la Tunisie est un partenaire essentiel. 

Pour des raisons qui n’ont pas fini d’interroger classe politique et observateurs, le pouvoir tunisien n’a pas communiqué sur cette visite. Nul ne peut dire quel est le contenu des discussions et concertations engagées par les deux parties ni même donner la composition de la partie tunisienne qui a reçu la délégation.

Notons que la Turquie qui se réjouit de la relation privilégiée qu’entretient la Tunisie avec l’Alliance est le seul pays membre de cette organisation à avoir, pour l’instant, opposé son véto aux candidatures de la Suède et de la Finlande déposée ce mercredi, alors que les Etats-Unis ont déclaré le lendemain même que les deux pays remplissaient toutes les conditions pour adhérer à l’OTAN. 

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ALGÉRIE. TROIS ANS DE PRISON FERME REQUIS CONTRE EL KADI IHSANE.

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Jugé ce mardi dans un procès à rebondissements intenté par l’ancien ministre de la Communication Amar Belhimer, le journaliste El kadi Ihsane qui dirige le site Maghreb Émergent et Radio M a vu le représentant du parquet requérir contre lui 3 ans de prison ferme et l’interdiction d’exercer sa profession, autant dire que la justice a prononcé la mort des deux derniers médias qui osent défendre une ligne éditoriale autonome.  

Placé sous contrôle judiciaire depuis le 18 mai 2021, El Kadi Ihsane fait aussi l’objet d’une ISTN (interdiction de sortie du territoire nationale). Les chefs d’inculpation retenus portent sur 3 sujets : perturbation des élections, diffusion de fausses informations et enfin réouverture du dossier de la tragédie nationale. 

El Kadi Ihasne qui est également poursuivi pour « appartenance à une organisation terroriste » devra passer devant le tribunal de Larbaa nath irathen. Son nom a été retrouvé sur le téléphone d’un activiste qui l’avait mis en lien au moment où la gendarmerie venait procéder à son arrestation.

Pour rappel, El Kadi ihsane avait déjà été emprisonné en 1981 alors qu’il était étudiant à l’université d’Alger.

Dans la même semaine, on apprend que l’ancien président de l’emblématique club la Jeunesse sportive de Kabylie (JSK) a été arrêté. 

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TEBBOUNE À ANKARA. QUAND L’ÉCONOMIE BUTE SUR LA GÉOPOLITIQUE

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La visite d’Etat qu’effectue le chef de l’Etat algérien Abdelmadjid Tebboune depuis ce dimanche revêt un caractère singulier dans la mesure où Ankara s’est imposé comme un acteur majeur dans la région. Sur la Libye comme l’Ukraine ou le Sahara occidental, la Turquie ne manque pas de se faire entendre, quitte à ajuster son propos en fonction d’intérêts qui doivent tenir compte de deux pays, le Maroc et l’Algérie, d’égale importance et que rien ne semble pouvoir réconcilier.  

Alger qui est de plus en plus isolé sur le dossier du Sahara est également lesté par son alignement sur Moscou après l’invasion de l’Ukraine attend beaucoup de son partenaire turc. L’agence de presse officielle APS annonce cette visite comme un évènement prometteur de perspectives bilatérales et régionales innovantes :  «  La visite de trois jours du président Tebboune en Turquie, devra permettre de donner un nouvel élan à la coopération bilatérale soutenue par un Traité d’amitié et de coopération, depuis 2006, et de renforcer le partenariat liant les deux pays et poursuivre la concertation politique sur les questions régionales et internationales » peut-on lire dans une dépêche du 14 mai 2022.

Sauf que l’Algérie est affilée à Moscou et que la Turquie, membre de l’OTAN, ferme le détroit des Dardanelles à la flotte russe basée en Méditerranée ce qui lui interdit l’accès à la Mer Noire. La Turquie stratège soutient Kiev et joue de ce conflit pour renforcer son poids en Europe centrale. Et en bon opportuniste, elle en profite pour affaiblir l’opposition kurde. En effet Ankara exige le retrait du soutien que la Suède et la Finlande ont accordé au PKK pour ne pas opposer son véto aux candidatures de ces deux pays à l’OTAN. 

Sur le terrain libyen, Erdogan est un partenaire déclaré du gouvernement de Tripoli (reconnu par la communauté internationale) qui affronte Haftar alors que l’Algérie exige le départ de toutes les parties étrangères pour donner une chance à une solution politique libyo-libyenne. 

D’un point de vue économique, les intérêts turcs sont conséquents en Algérie mais le climat des affaires marocain, largement encouragé par des alliés occidentaux, ne peut pas laisser indifférents les entreprises turques déjà très présente dans le royaume. 

L’agence Antalya est beaucoup plus sobre que l’APS quant au traitement de la visite d’Abdelmadjid Tebboune.  « Des accords, protocoles et mémorandums d’accord sur le renforcement de la coopération existante seront également signés au cours de la visite, qui coïncide avec la célébration du 60è anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la Turquie et l’Algérie. »     

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TUNISIE. KAÏS SAÏED : FUNAMBULISME ENTRE ALGER ET LE CAIRE 

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Le chef de l’État tunisien a reçu ce vendredi le président du conseil des ministres égyptien, Mustapha Kamel Madbouli auquel il a renouvelé sa disponibilité à renforcer « les relations séculaires » qui lient les deux pays. Il a assuré à son invité qu’il partageait « des principes et des visions communes » avec le maréchal Sissi tout en cultivant, par ailleurs, une grande proximité avec Alger dont les relations avec le Caire ne sont pas des plus harmonieuses. 

Certes, la nature despotique des régimes égyptien et algérien fascine Kaïs Saïed, lui aussi adepte des passages en forces et peu scrupuleux du respect de l’ordre constitutionnel, mais quand il faut décliner sa double affiliation par une diplomatie compatible avec les visions de ses deux puissants partenaires, les choses virent au funambulisme politique.  

En effet, le locataire de Carthage a souligné sa détermination à stabiliser la coordination avec l’Égypte sur « les questions régionales et internationales » sur lesquelles Alger et le Caire sont bien souvent aux antipodes l’un de l’autre. Il a par exemple précisé que, comme l’Algérie, pour lui la stabilité en Libye concerne la stabilité dans toute la région, ce qui implique que la solution pacifique et politique dans ce pays ne peut être que libyo-libyenne. Or, l’Égypte est résolument engagée avec le maréchal Haftar lui-même largement cornaqué par les Émirats arabes Unis et la Russie. Par ailleurs, Kaïs Saïed qui a rompu la tradition de neutralité de son pays sur la question du Sahara occidental en affichant une posture pro-algérienne risque de se retrouver rapidement face à Sissi dont le ministre des Affaires étrangères Sameh Chouikri en visite le 9 mai dernier au Maroc vient de réitérer son soutien à la solution marocaine d’une guerre qui dure depuis 1976. Enfin, sur le conflit du barrage de la Renaissance qui déchire l’Égypte et l’Éthiopie, Tunis, souhaitant rééquilibrer sa divergence avec le Caire sur la question du Polisario, s’est clairement aligné sur l’Égypte alors qu’Alger temporise sur cet épineux dossier. 

À considérer le despotisme des trois pouvoirs comme facteur de solidarité éternelle autorisant de se jouer des uns et des autres ou pire de jouer les uns contre les autres, Kaïs Saïed prend le risque de subir l’ire de l’un de ses mentors si ce n’est les deux. 

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ALGÉRIE. L’OTAN APRÈS POUTINE

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Hasard de calendrier ou conjonction calculée par l’un des partenaires ou les deux ? Le fait est qu’au lendemain de la visite du ministre des Affaires étrangères russe Serguei Lavrov, une importante délégation de l’Otan dirigée par Hans-Werner Weirmann, Directeur Général de l’État-major militaire international de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) est arrivée à Alger pour une visite de deux jours. La composition de la partie algérienne qui l’a reçue au ministère de la Défense nationale laisse penser que cette mission n’est pas une initiative impromptue.

En effet, ont pris part à la réunion de travail, outre le chef d’état-major Saïd Chengriha, les commandants de Forces, les chefs des départements et des directeurs centraux du ministère de la Défense nationale et de l’État-Major de l’ANP. Un tel aéropage suppose une préparation des participants ou, à tout le moins, une volonté d’accorder une importance protocolaire particulière à l’évènement. Du reste, l’analyse que le responsable algérien donne de la visite témoigne d’une volonté de maintenir sinon de développer des relations durables et mutuellement bénéfiques avec les visiteurs : « Votre visite traduit l’intérêt accordé par l’OTAN à notre région et démontre ainsi l’importance que votre organisation confère aux efforts consentis sur le plan régional dans le domaine de la sécurité et de la stabilité des pays de la rive sud de la Méditerranée”, a souligné Saïd Chengriha qui ajoute : « que la compréhension mutuelle des questions actuelles permettra aux deux parties de mieux cerner les défis sécuritaires auxquels sont confrontés les pays de notre région et aboutira certainement à la construction d’une vision commune, à même de prémunir davantage notre région des dangers de la division et de l’état d’insécurité”. Les projections opérationnelles que suggère une telle lecture ne manquent pas de surprendre quand on sait les tensions induites par la guerre que livre le principal partenaire militaire de l’Algérie à l’Ukraine que Poutine désignait explicitement comme le cheval de Troie de l’OTAN deux jours auparavant à l’occasion de son discours du 9 mai.

Le reste de l’intervention de Chengriha, plus politique, relève de la doxa de la diplomatie algérienne qui a toujours revendiqué une forme de non-alignement qui ne l’ont pas privée d’assumer des proximités avec le bloc soviétique ; statut qui a mécaniquement glissé vers la Russie après la chute du mur de Berlin. La condamnation du deux poids deux mesures dont serait coupable la communauté internationale participe de la même rhétorique : « Tout en condamnant la politique de deux poids deux mesures, que la communauté internationale emploie actuellement dans le traitement des questions des peuples opprimés, l’Algérie continuera, à l’instar des autres États du monde, de coopérer avec ses alliés et ses partenaires dans le cadre de ses intérêts nationaux et de ses principes immuables », a tenu à rappeler le chef d’état-major de l’ANP. Le message vaut surtout pour signifier que l’armée demeure le seul acteur qui conçoit et décide des axes stratégiques qui doivent guider les postions et alliances du pays. 

De son côté le responsable de la délégation de l’OTAN a salué « le rôle pivot que joue l’Algérie dans la préservation de la sécurité et de la stabilité dans la région, en apportant son aide et assistance dans différents domaines aux pays du voisinage, tout en les accompagnant dans le règlement de leur situation sécuritaire ».

Au-delà des considérations historiques et doctrinales hérité d’un passé qui peut connaitre de sérieux bouleversements dans les mois ou années à venir, les occidentaux veulent réinsérer l’Algérie dans leur dispositif militaro-sécuritaire au moment où la traditionnelle tutelle française subit des contestations de plus en plus vives au Sahel.   

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LAVROV À ALGER : POUTINE CONTRE-ATTAQUE

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Officiellement, c’est pour célébrer le 60éme anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays que le ministre des Affaires étrangères russe, Serguei Lavrov a effectué ce mardi une visite à Alger au cours de laquelle il a été reçu par le chef de l’État Abdelmadjid Tebboune. À la sortie de cette entrevue, la déclaration du patron de la diplomatie russe a été formulée sur un ton qui s’est voulu ordinaire sinon banal.

 “Dans le souci de développer les relations au volet politique et pour renforcer la coopération commerciale, économique, militaire, artistique, culturelle et humanitaire, nous avons transmis au Président Tebboune l’invitation de son homologue russe, Vladimir Poutine, pour effectuer une visite à Moscou”.

Inviter un chef d’État dans un pays qui, selon le renseignement américain, s’apprêterait à décréter la loi martiale n’a rien d’anodin. En outre, l’Agence de presse officielle APS fait état de la signature d’un « nouveau document servant de base au renforcement des relations bilatérales », sans plus de précision quant à la nature de ce « nouveau document », son contenu ou l’agenda des dispositions qu’il stipule.  

La Russie traverse l’une des phases les plus critiques de son histoire post-soviétique. « L’opération spéciale » lancée le 24 février par Moscou souffre d’une improvisation qui affecte sérieusement les équilibres internes et externes du pays. Lors du discours prononcé ce 9 mai, Vladimir Poutine a exprimé une position dont la tiédeur a contrasté avec le bellicisme qui caractérisait son propos aux premiers jours de la guerre qu’il a engagée en Ukraine.  

Sur la scène internationale, l’isolement est sérieux et les sanctions commencent à peser sur le fonctionnement des entreprises et le quotidien des citoyens ; d’où la nécessité de compter ses soutiens. La Chine affiche une attitude mesurée voire attentiste et l’Inde s’en tient à l’exploitation de l’aubaine d’un baril russe avoisinant les 35 dollars US, pendant que le Brent se négocie à près de 110 dollars.

Sur le continent africain et dans le monde arabe, Moscou compte beaucoup sur Alger pour étendre son audience au-delà des rues qui lui sont plutôt favorables. La Russie a salué l’activisme algérien à l’occasion de la réunion (tardive) de la ligue arabe qui a abouti à la constitution d’un groupe de contact composé de l’Algérie, de l‘Égypte, du Soudan et du secrétaire général de cette instance qui s’est rendu à Moscou et Kiev le 11 avril pour appeler les deux parties à privilégier « une solution diplomatique ». Une position renvoyant dos à dos les deux pays qui est en fait une façon de voler au secours de la Russie qui venait d’essuyer un sévère désaveu à l’ONU. Plus décisif, le Kremlin attend d’Alger qu’elle aide au maintien du blocage de la production des pays de l’OPEP pour ne pas compenser le manque des flux pétrolier et gazier russes que les occidentaux s’apprêtent à mettre sous embargo. 

C’est donc bien plus qu’une visite symbolique qu’a effectuée Lavrov ce mardi en Algérie. Si Bamako et Bangui, formellement satellisées, représentent un intérêt économique et militaire pour Moscou, Alger reste un partenaire irremplaçable quand les questions géopolitiques reviennent au-devant de la scène.  

Pour l’instant les difficultés militaires et diplomatiques de plus en plus manifestes de la Russie et le bouleversement géostratégiques quelles annoncent ne semblent pas avoir impacté l’alignement historique d’Alger qui se prépare à effectuer à l’automne prochain des manœuvres militaires conjointes avec Moscou dans le sud-ouest algérien sur fond de tensions paroxystiques avec le Maroc. 

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MADRID – RABAT : LA DÉLICTATE QUESTON MIGRATOIRE AU MENU

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C’est le premier dossier que l’Espagne et le Maroc décident de traiter concrètement depuis la visite effectuée par le président du gouvernement espagnol Pedro Sanchez au Maroc le 7 avril dernier. Le Groupe migratoire mixte permanent maroco-espagnol a tenu ce vendredi une réunion présidée par Khalid Zerouali, Wali directeur de la migration et de la surveillance des frontières au ministère de l’intérieur marocain. La partie espagnole était représentée par Jesus Perea Cortijo, secrétaire d’État des Migrations, d’Angeles Moreno Bau, secrétaire d’État aux Affaires extérieures et mondiales et de Rafael Pérez Ruiz, secrétaire d’État à la Sécurité.

Les deux parties ont convenues de faciliter la circulation des personnes et des biens entre les deux pays, l’Espagne s’engageant à recevoir plus d’étudiants marocains dans ses institutions universitaires. La volonté de relancer les mouvements migratoires réguliers est cependant équilibrée par la décision commune de conjuguer les efforts policiers qui multiplieront les surveillances et patrouilles maritimes pour réduire les flux clandestins et lutter contre les réseaux mafieux de trafic de migrants. Cet assouplissement qui doit bénéficier à la migration régulière marocaine est appuyé par l’engagement de Rabat de rapatrier tous les mineurs identifiés, ce qui représente une avancée notable d’un pays nord-africain quand on sait que les 3 pays de la région ont jusque-là opposé un refus à peine voilé à l’expulsion de leurs ressortissants.   

Le dossier migratoire constituait un sujet de tensions voire de fâcheries permanentes entre les deux royaumes. On se rappelle qu’en signe de rétorsion envers l’Espagne qui avait hospitalisé Ibrahim Ghali, responsable du Polisario atteint de covid, les autorités marocaines avaient laissé déferler en mai 2021 près de 10.000 migrants dont des mineurs sur l’enclave espagnole de Ceuta. 

La lune de miel que vivent Madrid et Rabat est régulièrement secouée par Alger qui manifeste son irritation par divers commentaires et menaces. Le 27 avril, un communiqué officiel algérien faisait savoir que « Les quantités de gaz naturel algérien livrées à l’Espagne, dont la destination n’est autre que celle prévue dans les contrats, seront considérées comme une violation des engagements contractuels. Par conséquent, cela pourrait conduire à la rupture du contrat qui lie Sonatrach avec ses clients espagnols ».

L’Espagne, soucieuse de ne pas envenimer davantage ses relations avec l’Algérie, a aussitôt réagi par l’intermédiaire de sa ministre de la Transition écologique et du défi démographique, Teresa Ribera qui a assuré que le gaz algérien ne sera pas revendu au Maroc. 

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MAROC. MANŒUVRES MILITAIRES DE L’AFRICAN LION 2022 EN JUIN

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Les manœuvres militaires conjointes rassemblant les Forces armées royales (FAR) et les forces américaines se dérouleront du 20 juin au premier juillet prochains. Une quarantaine d’autres pays y seront associés parmi lesquels le Royaume-Uni, le Ghana, le Sénégal ainsi que des équipes de l’OTAN.

La revue des FAR donne des précisions sur les sites, les projections et la nature des opérations programmées.

La dernière réunion de planification qui s’est déroulée pendant 4 jours (21 au 25 mars) au siège de l’État-major de la Zone Sud à Agadir a retenu les régions d’Agadir, Tan Tan, Kénitra, El Mahbes, Taroudant, et Ben Guerrir. Par ailleurs, et en plus des exercices militaires terrestres, aéroportés, maritimes et des entrainements sur des interventions anti-terroristes, l’édition 2022 prévoit également des opérations de décontamination nucléaire, radiologique, biologique et chimique. 

Les manœuvres précédentes avaient mobilisé environ 8.000 personnes des deux sexes parmi lesquels des Américains et des soldats d’autres nations. 

Pour rappel, le site spécialisé « Global Firepower » qui vient de rendre public son classement annuel des plus grandes puissances militaires classe les États-Unis toujours en tête de liste, devant la Russie et la Chine. L’Inde arrive en quatrième position.

Pour ce qui concerne le Maroc Global Firepower précise que les Forces armées royales comptent 325 000 soldats, avec 200 000 actifs, 100 000 réservistes et 25 000 paramilitaires.

À noter que de son côté l’Algérie prévoit pour l’automne prochain des manœuvres avec l’armée russe dans la région du sud-ouest.   

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TUNISIE. LA SANTÉ MENTALE DE KAÏS SAÏED EN DÉBAT

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Cette fois c’est Nadia Akacha, l’ancienne cheffe de cabinet de Kaïs Saïed qui se fait l’écho d’une information jusque-là évoquée dans des cercles d’initiés à Tunis. Dans une série d’enregistrements fuités qui ont fait l’effet d’une bombe sur la toile, Nadia Akacha livre diverses confidences dont elle a dit pour certaines qu’elles étaient manipulées. Ce dimanche 2 mai, elle prévoit un destin funeste au locataire de Carthage qui, selon elle, réagit par le déni devant une pathologie mentale qui aurait largement dégradé son état psychologique ; situation dont jouerait sa belle- sœur (la sœur de son épouse).

« Il finira très mal, parce qu’il est malade et ne reconnaît pas sa maladie. Il va droit au mur, même sur le plan personnel et psychologique, il va mal, très très mal. Il y a un médecin qui

suit son état. Il a prévu qu’il aurait une grande crise et il l’aura parce que ce genre de pathologie dégénère en l’absence de soin et d’encadrement. Sa famille aggrave son cas et le rend fou, notamment, Atika [Ndlr : la belle-sœur du président] » confie l’ancienne responsable de l’administration présidentielle. 

Les décisions imprévisibles du chef de l’État, son introversion, son aversion pour le dialogue comme son insensibilité à l’environnement ont fait l’objet de plusieurs notes de diplomates en poste à Tunis. Les milieux médicaux de la capitale bruissent d’informations préoccupantes sur le comportement du dirigeant tunisien et ses conséquences sur la stabilité voire la survie du pays. Néanmoins, ces données qui circulaient dans des sphères circonscrites ne semblent pas avoir eu d’effet notable sur l’opinion publique dont les sondages révèlent une disposition paradoxale des populations à l’endroit de Kaïs Saïed. Le président dispose en effet d’un soutien populaire avoisinant les 65%. Mais lorsque le Tunisien est invité à donner son sentiment sur la façon dont est géré la nation, il exprime une opinion majoritairement négative à près de 60%. De plus, sa consultation citoyenne, lancée à grand renfort de publicité, n’a connu que 7% de de participation. Les révélations fracassantes de l’ancienne dame de fer de Carthage ont projeté dans l’agora la question de l’équilibre mental du président. Cette problématique induit déjà une autre considération : Kaïs Saïed dispose-t-il du discernement nécessaire à l’accomplissement de sa mission ? 

La rumeur anime désormais les discussions des chaumières mais il est trop tôt pour évaluer l’impact de l’urticante sortie de Nadia Akacha sur l’opinion publique.  

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Politique

ALGÉRIE. LA POLICE SALUE LA PRESSE NATIONALE

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C’est à l’école supérieure de police Ali Tounsi (Alger) qu’a été célébrée par anticipation ce jeudi la journée mondiale de la liberté de la presse coïncidant avec la date du 3 mai. Une dépêche de l’APS rapporte que la lieutenant Salma Saoudi a lu un discours au nom du directeur général de la police nationale qui a salué les réalisations de la presse nationale en matière de sensibilisation et de lutte contre les informations erronées.

Associé à la manifestation, Abdeslam Benzaoui, directeur de l’Ecole nationale supérieure de journalisme et des sciences de l’information (ENSJSI), a insisté sur  « le rôle de la presse, vitrine du pays, aux plans interne et externe ainsi que dans la stabilité de la patrie ». Il a, par ailleurs, invité les journalistes à ” faire montre de déontologie, à se tenir aux règles journalistiques et à veiller à la crédibilité de l’information, notamment face à l’espace virtuel qui a changé le concept du journalisme. »

La cérémonie a été mise à profit pour mettre en valeur la revue de la police dont le premier numéro a été produit en février 1975.

Cet évènement survient au moment où la presse privée traverse des grandes difficultés financières et de sérieuses contraintes politiques et professionnelles. En effet, les autorités s’emploient à changer dans un sens plus restrictif les lois en matière d’information et le pouvoir politique exerce un contrôle drastique sur l’affectation de la publicité des annonceurs publics. Le quotidien francophone Liberté appartenant au premier groupe privé algérien CEVITAL a fermé il y a un mois et nul ne sait combien de temps tiendra El Watan, le second titre francophone qui fut longtemps considéré comme le journal de référence algérien.

Pendant plusieurs années, les éditeurs de la presse privée organisaient la commémoration de cette date dans des lieux plus neutres en invitant des figures nationales ou étrangères du monde de la communication ou des ONG chargées de veiller à l’indépendance de la liberté d’informer. La crédibilité de la presse privée algérienne fut longtemps citée en exemple. On apprend que le journaliste Khaled Drareni, qui a passé près d’un an de prison, vient d’être nommé représentant de Reporters sans frontières (RSF) pour l’Afrique du nord dont le siège est basé à Tunis.   

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