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POUTINE AU MALI : BAMAKO CONTRE KIEV

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Quinze pays occidentaux viennent de rendre public ce jeudi 23 décembre un communiqué dans lequel ils « regrettent profondément la décision des autorités de transition maliennes d’utiliser les fonds publics déjà limités pour rétribuer des mercenaires étrangers ». Ils appellent nominativement la Russie à « se comporter de manière responsable et constructive dans la région. » 

La perspective de la présence des milices privées russes au Mali agite les chancelleries occidentales. Les deux hommes forts de la junte militaire malienne, les colonels Assimi Goïta et le russophile Sadio Camara soufflent le chaud et le froid quant à la future conception de la sécurité de leur pays. 

Annoncée à plusieurs reprises, la décision de laisser les troupes Wagner s’installer au Mali n’a jamais été confirmée officiellement par les autorités de transition composées de jeunes officiers qui ne font cependant pas mystère de leur volonté de changer de stratégies et d’alliances géopolitiques. Sans assumer formellement un accord, les colonels maliens ne démentent pas non plus la possibilité de relancer une coopération militaire avec la Russie, son « allié historique », comme cela était déjà le cas dans les années 60 au temps de Modibo Keïta.

Les milices Wagner accusées d’exactions en Centre-Afrique, en Syrie, en Libye ou en Ukraine ont déjà fait l’objet de sanctions de la part de l’Union européenne. Ces troupes sont certes sulfureuses mais elles permettent à Poutine de disposer d’un levier de manœuvre sur des terrains où il lui est difficile d’envoyer son armée régulière.

La France avait fait savoir que le déploiement de ces groupes de mercenaires au Mali serait une ligne rouge. Cependant, depuis quelques jours, des médias français comme Marianne ou le Parisien donnent pour acquis l’arrivée de Wagner au Mali. 

Ces derniers temps, on a vu en effet se multiplier les rotations de gros porteurs de l’armée russe débarquant des blindés et autres matériels militaires sur l’aéroport de Bamako. Cette activité a donc conduit 15 pays occidentaux, dont l’Allemagne, la Belgique, le Danemark, l’Espagne, l’Estonie, la France, l’Italie, le Portugal, la République Tchèque, la Lituanie, la Norvège, la Suède, le Royaume Uni, la Roumanie et le Canada à dénoncer explicitement la Russie.

Aussitôt après ce coup de semonce diplomatique, les jeunes putschistes maliens rompent le silence.  Ils démentent « catégoriquement » l’implantation de Wagner au Mali mais confirment l’implication d’éléments russes dans l’instruction et l’encadrement de l’armée malienne. Ce qui en soi est un changement de cap majeur dans une zone où l’armée française avait de tout temps imposé sa présence. 

La pénétration russe en Afrique subsaharienne survient sur un fond de défiance anti française qui prospère au Sahel et plus particulièrement au Mali ces deux dernières années. 

Sur cet antagonisme franco-africain se greffe aussi la crise algéro-marocaine. Pendant que Rabat renforce ses relations avec les capitales occidentales et Israël, Alger qui resserre des liens déjà denses avec Moscou salue par médias interposés l’arrivée des milices russes à ses frontières.  

Jusqu’où oseront aller les militaires maliens ? Quel est le seuil de pression que se fixe Moscou en Afrique francophone ? Négocier au Sahel la récupération de certains territoires perdus par la défunte URSS en Europe centrale semble être le pari engagé par Poutine. Le déploiement de plus de 150.000 hommes aux frontières de l’Ukraine est un deal. Le retrait russe du Mali et, plus généralement du Sahel, a un prix : le renoncement de l’Union européenne à intégrer dans sa zone d’influence l’Ukraine. Après la récupération de la Crimée, la satellisation de la Bélarussie, la mise sous cloche du Caucase à travers la parcellarisation de la Géorgie arrive l’encerclement de l’Ukraine. Ce n’est pas tout à fait le remembrement de l’empire soviétique mais ça y ressemble. 

Les Africains du nord comme ceux du sud du Sahara, ont-ils pris la mesure des implications de ces stratégies ?  

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Présidentielle turque : L’ultranationaliste Sinan Oğan rallie Erogan

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Sinan Oğan, candidat ultranationaliste qui a obtenu 5,2% des suffrages au premier tour de l’élection présidentielle a annoncé, lundi, son soutien au président sortant Recep Tayyip Erdoğan, au second tour qui doit avoir lieu dimanche. Un soutien en vérité attendu tant les positions sur la question kurde, celle du renvoi des réfugiés syriens et du culte du nationalisme turc sont partagés par les deux hommes. Sur les déplacés syriens, Erdogan a préféré monnayer leur accueil par d’importantes compensations financières consenties par l’Union européenne.

   
« J’invite nos électeurs qui ont voté pour nous à soutenir M. Erdoğan au second tour« , a demandé, lors d’une conférence de presse organisée à Ankara, Sinan Ogan qui explique son ralliement par le fait que le social-démocrate Kamel Kiloçdaruglu et ses alliés « n’ont pas pu convaincre les électeurs par leurs projets d’avenir. » 

 Sans surprise, il a informé avoir conduit son soutien autour de la nécessité de : « lutter contre le terrorisme, établir un calendrier pour renvoyer les réfugiés et renforcer les institutions étatiques turques.« 

Pour rappel, lors du premier tour, Erdoğan avait obtenu 49,5% des suffrages alors que le Kemal Kiliçdaroglu en recueillait 44,9%, ce qui fait un écart de 2,5 millions de voix entre les deux hommes. Pour sa part, Sinan Oğan, arrivé troisième, a engrangé environ 2,8 millions des voix. Un score qui fait de lui le faiseur de roi. Pour l’instant donc, la situation économique et sociale particulièrement difficile dans laquelle Erdogan a plongé son pays ne semble pas avoir trop affecté son autorité même si, à l’inverse des deux précédents scrutins remportés au premier tour, il a, cette fois, du concéder un second tour. Lors de cette élection qui cumule l’élection présidentielle et les législatives, l’AKP, le parti d’Erdogan, s’est d’ores et déjà assuré une majorité absolue au parlement.

Le cocktail islamo-nationaliste sur lequel surfe Erdogan apparait toujours opérant en Turquie. Verdict le 28 mai.

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Le neveu du président de la RASD intercepté au Panama

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Tahar Ould Akeik, neveu d’Ibrahim Ghali, responsable du Polisario, mouvement politco-militaire qui revendique l’indépendance du Sahara occidental, a été intercepté à l’aéroport international de Tacumen ( Panama ) pour avoir introduit dans le pays une somme de 65.000 dollars qu’il n’a pas déclarée. Arrêté et mis en garde à vue, il est interdit de quitter le territoire panaméen sur décision du Parquet et attend son procès programmé pour le 9 juin 2024. Selon le forum FORSATIN, une site critique envers le Polisario, l’Ambassade d’Algérie au Panama, aurait tenté d’intercéder en faveur du Sahraoui pour, notamment, tenter d’éviter une trop grande publicité médiatique au dossier ; initiative jusque-là demeurée vaine puisque Tahar Akeik est toujours interdit de sortie du territoire panaméen. Le même forum a même fait savoir que le neveu de monsieur Ghali serait propriétaire d’une société d’import qui activerait entre la Chine, Cuba et le Panama.

Tahar Ould Akeik, neveu d’Ibrahim Ghali, président de la République arabe sahraouie démocratique, RASD et secrétaire général du Polisario, mouvement politco-militaire qui revendique l’indépendance du Sahara occidental, a été intercepté à l’aéroport international de Tacumen ( Panama ) pour avoir introduit dans le pays une somme de 65.000 dollars qu’il n’a pas déclarée. Arrêté et mis en garde à vue, il est interdit de quitter le territoire panaméen sur décision du Parquet et attend son procès programmé pour le 9 juin 2024.

Selon le forum FORSATIN, une site critique envers le Polisario, l’Ambassade d’Algérie au Panama, aurait tenté d’intercéder en faveur du Sahraoui pour, notamment, tenter d’éviter une trop grande publicité médiatique au dossier ; initiative jusque-là demeurée vaine puisque Tahar Akeik est toujours interdit de sortie du territoire panaméen.  Le même forum a même fait savoir que le neveu de monsieur Ghali serait propriétaire d’une société d’import qui activerait entre la Chine, Cuba et le Panama.  

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La Russie envisage de supprimer les visas pour des pays musulmans

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La Russie envisage de supprimer les visas pour des pays musulmans

« Un travail est en cours. Globalement, notre intention est de supprimer le régime des visas. C’est très important à la fois pour le tourisme et pour les affaires« , a déclaré le vice-ministre des Affaires étrangères et envoyé spécial du président russe pour le Moyen-Orient et l’Afrique, Mikhaïl Bogdanov qui s’exprimait devant les journalistes ce jeudi en marge des travaux du 14éme Forum économique international Russie-Monde islamique à Kazan (capitale du Tatarstan située à 700 kilomètres à l’est de Moscou). Un évènement dedeux jours qui rassemble plus de 7000 participants venus de 85 pays et qui est donné comme le premier site d’échange économique entre la fédération de Russie et le monde musulman.

M. Bogdanov a révélé que cette approche dont l’objectif est de supprimer les visas était également préconisée pour l’Indonésie, la Malaisie, les pays du Golfe et « des partenaires traditionnels comme la Syrie, l’Irak et l’Egypte. »

Le responsable russe n’a pas avancé d’agenda quant à la mise en œuvre de cette projection mais il a tenu a préciser :  « globalement, c’est dans cette direction que nous irons, nous avons déjà beaucoup avancé« .

La tenaille chinoise et occidentale

Isolé sur le plan diplomatique et confronté à des difficultés de plus en plus complexes sur le terrain ukrainien, Vladimir Poutine semble jouer son va-tout dans la construction d’un bloc géopolitique dont le noyau dur seraient les pays du BRICS mais qui aspireraient d’autres nations du sud pour faire contre-poids au monde occidental.

Reste à savoir si les pays musulmans aux intérêts et au positions diverses voire antagoniques vont adopter une position commune durable face une proposition qui suppose réciprocité.  Autre écueil, la Chine, dont la relation avec la Russie est considérée par certains observateurs comme une mise sous tutelle, va-t-elle accepter que Moscou joue un rôle dépassant l’autonomie économique et stratégique qu’elle a assignée à un allié dont elle ne supporte les initiatives intempestives que dans la mesure où elles ne contrarient pas trop son hégémonie commerciale, financière et économique. 

Entre les pressions de plus en plus manifestes de l’occident et les marges de manœuvres concédées par le puissant allié chinois, le Kremlin est appelé à jouer un délicat numéro d’équilibrisme dont nul ne peut prédire, pour l’instant, les impacts sur son économie et un potentiel militaire déjà bien dégradé.        

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France. Un ancien président de la Républiques condamné : une première

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Un ancien président de la Républiques condamné : Une première

L’ancien président de la république Française, Nicolas Sarkozy, a été condamné ce mercredi 17 mai en appel à Paris à trois ans de prison, dont un an ferme à exécuter sous bracelet électronique, pour « corruption » et « trafic d’influence » dans l’affaire des écoutes. Son avocate a aussitôt annoncé qu’elle allait former un pourvoi en cassation. La cour d’appel de Paris a confirmé la peine prononcée en première instance, le 1er mars 2021, contre l’ancien président de la République, âgé aujourd’hui de 68 ans.


Les avocats de l’ancien président ont annoncé leur intention de se pourvoir en cassation. Ce recours suspend les effets de la condamnation. Son avocat, Thierry Herzog et l’ancien haut magistrat, Gilbert Azibert, ont été reconnus coupables d’avoir noué un « pacte de corruption » avec Nicolas Sarkozy, en 2014, et condamnés à la même peine.


Nicolas Sarkozy reste libre de ses mouvements, jusqu’à ce que la juridiction suprême (chambre criminelle) ait statué.

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La tension entre les USA et la Chine fait plonger le baril

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Les prix du pétrole ont chuté aujourd’hui, lundi, 16 mai à travers les différents marchés pétroliers. Les diverses sortes de Brent, ont connu une baisse de 2 à 6 dollars le baril, passant à 75 et 69 dollars. Cette chute est une conséquence directe des inquiétudes concernant la demande de carburant aux États-Unis et en Chine, les plus grands consommateurs mondiaux. Cette inquiétude quant aux tensions entre ces deux puissances l’a l’emporté sur l’optimisme concernant les approvisionnements serrés en raison des réductions de la production du groupe OPEP +, et les États-Unis ont repris acheter pour ses réserves. Ainsi et selon plusieurs médias, dont CNN et l’Agence Reuters, à 04h06 GMT, les contrats à terme sur le brut Brent ont chuté de 6 dollars pour se fixer à 73,54 $ le baril. Les contrats à terme sur le brut West Texas Intermediate ont chuté de 4 dollars, cède qui porte le baril à 69,46 $. 

La semaine écoulée, les deux indices de référence ont chuté pour la quatrième semaine consécutive, soit la plus longue période de baisse continue sur une base hebdomadaire depuis septembre 2022, en raison des craintes que les États-Unis n’entrent en récession en raison de l’existence d’un « possibilité élevée » d’un défaut historique de remboursement de la dette des USA, qui approchent dangereusement du défaut de paiement au cours des deux premières semaines de juin. 

Les investisseurs ont recherché des valeurs refuges telles que le dollar américain, ce qui a stimulé le billet vert et rendu les matières premières libellées dans cette monnaie plus chère pour les détenteurs d’autres devises. Par ailleurs, l’OPEP+ a annoncé en avril des réductions de production supplémentaires d’environ 1,16 million de barils par jour, portant la réduction totale des volumes à 3,66 millions barils par jour.

Cependant, le ministre irakien du Pétrole Hayan Abdul-Ghani a déclaré que l’Irak ne devrait pas participer à de nouvelles réductions de la production pétrolière dans le cadre du groupe “OPEP +” lors de la prochaine réunion de ce groupe en juin. La secrétaire américaine à l’Énergie, Jennifer Granholm, a déclaré samedi dernier, aux membres de la Chambre des représentants que les États-Unis pourraient commencer à racheter du pétrole pour la réserve stratégique de pétrole après avoir conclu une vente approuvée par le Congrès en juin.

R.B/Agences 

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Élections en Turquie : Recep Tayyip Erdogan contraint à aller au second tour

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Les Turcs doivent patienter une semaine de plus, pour connaître le nom de leur prochain président. En effet, le président turc Recep Tayyip Erdogan islamo-conservateur a été contraint à second tour, face à son adversaire politique Kemal Kiliçdaroglu, leader de l’opposition laïque. Ainsi et selon les estimations de ce lundi matin (10h30 heure de Paris), et alors que 99,38% des bulletins ont été dépouillés, le Président en exercice, Recep Tayyip Erdogan, qui brigue un troisième mandat, a obtenu, 49.42% des voix, alors que le candidat de l’opposition, Kemal Kiliçdaroglu, a eu 44.95%. L’élection a enregistré un taux de participation important de 87.21%, une tradition pour les élections présidentielles en Turquie.

Les deux autres candidats, Sinan Oğan et Muharrem İnce, ont jusque-là obtenu respectivement, 5,20% et 0,43%. Muharrem İnce avait annoncé son retrait de la course quatre jours avant la date du scrutin. Il avait cédé à la pression de sa base qui veut apparemment renforcer la candidature de Kiliçdaroglu. Néanmoins, administrativement son nom a été maintenu puisque le processus avait déjà été lancé.

Pour ce qui est des législatives (les deux élections sont organisées le même jour), c’est la « coalition du Peuple », menée par le parti de la justice et du développement, d’Erdogan, qui arrive en tête (99,27% des voix ont été dépouillées jusqu’à lundi 15 mai à 10h30), avec 321 sièges sur 600. Le parti de la justice et du développement, à lui seul, a décroché 266 sièges. Cette coalition est donc majoritaire à l’Assemblée turque. La « Coalition de la Nation » (opposition) a quant à elle obtenu 213 sièges. Le parti « Gauche verte » a obtenu, pour sa part, 62 sièges.


R.B/ Agences 

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Raids aériens de Tsahal sur la bande de Gaza : 13 civils, dont 4 femmes et 4 enfants tués

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Raids aériens de Tsahal sur la bande de Gaza : 13 civils, dont 4 femmes et 4 enfants

Cette fois, la dangereuse escalade qui prévaut dans les territoires occupés en Palestine a fait 13 morts, dont 4 enfants et 4 femmes et plus de 120 blessés palestiniens. Ces victimes civiles ont été enregistrées ce mardi à l’aube, lorsque l’armée israélienne a effectué une opération dans la bande de Gaza, baptisée « La flèche préventive. » Une attaque qui visait à éliminer trois dirigeants des « Brigades al-Qods », la branche armée du Mouvement du Jihad islamique contre laquelle l’aviation israélienne a lancé plusieurs frappes aériennes. Une action qui a fait réagir le Conseil de sécurité de l’ONU qui a convoqué une réunion extraordinaire ce mardi matin dans le but de tenter de trouver une issue favorable à cette spirale meurtrière généralement engendrée par des tirs de roquettes du mouvement islamiste palestinien auxquels font souvent suite des répliques sanglantes israéliennes.

Toutefois, à cause du veto des Etats-Unis, les membres dudit Conseil, se sont contentés, pour le moment, d’un communiqué laconique. En effet, et selon le document obtenu par l’AFP, le Conseil de sécurité de l’IONU, a fait part de « sa grave préoccupation face aux tensions et violences croissantes dans la Cisjordanie occupée, y compris Jérusalem-Est » et aux exactions commises par l’armée israélienne à l’encontre des Palestiniens.

Ces derniers sont empêchés depuis jeudi par des colons épaulés par Tsahal de rejoindre l’esplanade des Mosquées ; ce qui a donné lieu à de violents heurts.

Dans la nuit de lundi à mardi, des roquettes tirées depuis la Bande De Gaza, ont été interceptées par la DCA israélienne, rapporte l’agence Reuters. Certains de ces projectiles ayant échappé à la défende anti aérienne ont endommagé plusieurs habitations de Jérusalem-Ouest.  

Selon un responsable palestinien cité par l’AFP, les Brigades Al-Qassam ont lancé des roquettes contre les positions israéliennes à Jérusalem « en réponse à ses crimes et à son agression contre la Ville sainte et à ses abus contre notre peuple à Cheikh Jarrah et à la mosquée Al-Aqsa », a-t-il fait savoir. La riposte de l’aviation israélienne a été de bombarder des positions « stratégiques » du Hamas, précise l’agence Reuters. «  Deux sites dans la ville de Beit Lahia au nord de la bande de Ghaza et la ville de Rafah dans le sud de l’enclave palestinienne ont essuyé des bombardements », précise Reuters.

R.B/Agences

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La Syrie réintègre la Ligue arabe

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La Syrie réintègre la Ligue arabe

Douze ans après son exclusion, la Syrie réintègre son siège au sein de la Ligue arabe, a annoncé ce dimanche cette institution qui regroupe vingt-deux nations. « Les délégations du gouvernement de la République arabe de Syrie siégeront de nouveau à la Ligue arabe », indique le texte voté par l’ensemble des ministres affaires étrangères dans une réunion tenue à huis clos au siège de la Ligue arabe dans la capitale égyptienne.

C’est une véritable victoire pour le régime de Bachar Al-Assad, qui au fil des années, a su renouer et renforcer ses liens avec certains pays membres, dont l’Algérie. Le chef d’Etat algérien, Abdelmadjid Tebboune, n’a jamais caché son soutien « indéfectible » à la Syrie et a pesé de tout son poids pour son retour dans le concert des nations arabes.  

Récemment encore, lors d’un entretien accordé aux différents organes de la presse nationale, le chef de l’Etat a affirmé que ce que fait l’Algérie envers la Syrie part du principe qu’il s’agit d’un membre fondateur de la Ligue arabe et que « ce pays frère ne saurait être privé de ses droits ».

Au cours de la même rencontre, Tebboune a souligné que la position de l’Algérie à l’égard de la Syrie « n’a jamais changé ». Il ajoutera sibyllin  « l’isoler ou non ne veut pas dire la priver de ses droits ». 

Pour rappel, Le régime de Bachar Al Assad avait été banni après l’utilisation de gaz toxiques contre les civils. Un crime qui n’avait pas empêché Poutine de garder à son protégé syrien sa confiance. 

Il demeure que la levée de l’exclusion arabe n’a, pour l’instant, pas induit un changement  de poosition de l’Union Européenne qui maintient sa rupture politique et diplomatique avec Damas.  

R.B

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Poutine indésirable en Afrique du sud

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Poutine indésirable en Afrique du sud

Si le président russe Vladimir Poutine se rendait au mois d’aout en Afrique du sud pour participer à la réunion des Brics qui regroupent la Chine, la Russie, le Brésil, l’Inde et l’Afrique du Sud, il risquerait d’être arrêté par les autorités sud-africaines. Comme tous les signataires de l’Acte de Rome qui a présidé à la naissance de la Cour Pénale internationale, la CPI, Pretoria n’a, en principe, pas d’autres choix que de livrer Poutine à cette institution qui a émis contre lui un mandat d’arrêt pour « déportation d’enfants ukrainiens ».

L’affaire est délicate car l’Afrique du sud a refusé de condamner l’invasion de l’Ukraine. Le pays vient d’ailleurs d’acceuillir des manœuvres maritimes russo-chinoises au mois de février passé.

Pourtant, dans un premier temps, Cyril Ramaphosa, le président sud-africain avait tenté de ménager son alliance avec Moscou en affirmant sa volonté de voir son pays se retirer de la CPI. En effet, le 25 avril il déclarait : « Le parti au pouvoir a décidé qu’il était prudent que l’Afrique du Sud se retire de la CPI, en grande partie à cause de la manière dont la CPI a été perçue comme traitant ce type de problèmes. »  Une déclaration manifestement précipitée puisque des sources gouvernementales qui se sont référées à la commission installée par le président sud-africain lui-même afin d’analyser le mandat d’arrêt lancé contre Poutine ont averti :  « Nous n’avons pas le choix de ne pas arrêter Poutine (…)  S’il vient ici, nous serons obligés de le détenir. »

Un précédent s’était déjà posé avec le cas du soudanais Omar El Bachir, lui aussi sous le coup d’un mandat d’arrêt de La Cour pénal internationale. Il s’était retrouvé à Prétoria sans pour autant avoir été extradé. Pour l’instant, des tractations en coulisse sont menées pour convaincre Poutine de renoncer à son déplacement et de lui demander d’accepter de participer à la rencontre des Brics par visio-conférence. Une présence au rabais à laquelle le tsar peut ne pas se plier de bonne grâce

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Présidentielle en Turquie : un scrutin aux enjeux multiples

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Présidentielle en Turquie : un scrutin aux enjeux multiples

Le 14 mai, la Turquie s’apprête à vivre un scrutin dans lequel le président sortant Tayyip Recep Erdogan est au coude à coude avec son concurrent le social-démocrate Kemal Kiliçdaroglu soutenu par une coalition composée de six partis.

Le lent crépuscule d’Erdogan

Accroché au bras de ses fidèles, Erdogan, qui a dû arrêter sa campagne pendant trois jours suite, dit son entourage, à une virose intestinale avance péniblement dans la foule. L’homme est à l’image du pays sur lequel il règne depuis 20 ans : malade. L’économie est en berne, la livre dégringole et l’inflation érode le pouvoir d’achat de classes moyennes. La gestion calamiteuse du dernier séisme n’arrange pas les affaires du dirigeant turc. Enfin, la répression, déjà rude, se durcit contre les opposants pour les empêcher de développer des critiques offensives contre un bilan social et économique décrié par des couches de la population qui avaient accordé leur suffrage à deux reprises à l’homme qui se traine aujourd’hui péniblement dans ses brèves sorties électorales . Erdogan sait bien que sa candidature risque de ne pas se remettre d’un débat qui tournerait autour de son bilan économique et politique. Aussi a-t-il décidé de faire diversion en invoquant le thème éculé mais toujours apprécié des despotes : la dénonciation de l’ennemi extérieur et de ses relais internes. Faisant le parallèle avec le putsch manqué de 2016, le ministre de l’intérieur a déclaré : « c’est net : le 14 mai 2023 est une tentative de coup d’État politique de l’Occident. Une tentative de coup d’État où tous les préparatifs sont en place pour éliminer la Turquie. » Des propos qui ont aussitôt provoqué une indignation générale dans l’opposition qui demande la démission dudit ministre. En Turquie, la répression atteint ses limites car malgré les pressions et les menaces qui pèsent sur les militants partisans et ceux de la société civile, la formation du reïs, l’AKP a perdu des villes comme Ankara.

La dérive islamiste

Quand il est arrivé au pouvoir, Erdogan avait séduit. Beaucoup d’observateurs voyaient en lui un musulman pratiquant modéré qui allait pacifier la société. Ses résultats économiques prometteurs et une relative ouverture envers les Kurdes confortaient dans leur jugement celles et ceux qui percevaient dans l’AKP un modèle de conservatisme démocratique duquel beaucoup espéraient voir émerger un équivalent musulman de la démocratie chrétienne.

L’autoritarisme qui s’accompagna d’une radicalité islamique allait rapidement faire déchanter observateurs et partenaires de la Turquie. La tentative de coup d’Etat lancée par les affidés de son ancien allié Fethullah Gulen allait précipiter un despotisme latent. Erdogan est rattrapé par les vieux démons du nationalise turc mixé désormais avec un islamisme décomplexé. Celui que l’on appelle le sultan d’Ankara ne cache plus sa volonté de restaurer la Khalifat ottoman dont il sera l’incarnation. Les emprisonnements arbitraires se succèdent et les libertés d’expression sont mises à rude épreuve. A l’étranger, la Turquie joue le rôle de chef de file du mouvement des Frères musulmans. En Asie centrale, Ankara se pose comme le pivot de la renaissance musulmane. Une stratégie qui se traduit, entre autres, par un soutien sans réserve à l’Azerbaidjan qui encercle les Chrétiens du Haut Karabach. Dans les eaux territoriales grecques, Erdogan multiplie les provocations. La politique est dispendieuse. Elle porte le budget de l’armée à près de 10% du PIB, ce qui se ressent sur les investissements et les acquis sociaux.

La campagne présidentielle s’annonce d’autant plus incertaine pour Erdogan que son concurrent rassemble autour de sa candidature un large éventail politique. L’homme est crédible et respecté. Récemment, il publie une vidéo où il annonce qu’il appartient à la communauté alévie. Une minorité religieuse de 5 millions de fidèles d’obédience chiite qui prône un islam de réflexion et dans laquelle femmes et hommes prient ensemble. L’existence de ce culte est à peine tolérée ; les sunnites les plus conservateurs voyant dans cette confession une hérésie. Saluée par l’ensemble de l’opposition comme «  un acte de courage et de sincérité », la vidéo est vue par plus de 110 millions d’internautes dans un pays qui compte 80 millions d’habitants. Fatigué par un sectarisme sunnite poussé à son paroxysme par l’AKP, les Turcs veulent en finir avec l’emprise de l’hégémonie religieuse sur la scène politique et son corollaire : la corruption.

Lorsque l’on demande aux diverses formations comment elles pourraient dégager un consensus pour élaborer un programme de gouvernement commun, une réponse fuse :  « pour sauver la Turquie il faut d’abord que l’autocrate tombe. »

L’enjeu de l’élection du 14 mai a des implications géopolitiques qui dépassent largement les questions domestiques turques.

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