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CAN : PREMIER ADVERSAIRE, LA COVID

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Rares sont les sélections qui sont épargnées par la COVID à moins de 24 heures du coup d’envoi de l’édition 2022 de la CAN prévu ce dimanche au Cameroun.

L’Algérie qui a trois de ses joueurs testés positifs, dont le très influent Belaïli, ne sait toujours pas de manière certaine si elle pourra les intégrer en cours de tournoi. La Tunisie doit compter sans quatre de ses capés parmi lesquels Saïfeddine Jaziri et surtout de son enfant prodige, le mancunien Hannibal Mejbri avant d’affronter demain en match d’ouverture le Cameroun, pays d’accueil.

Un autre prétendant potentiel, le Sénégal, doit faire avec trois absents dont son milieu de terrain Pape Matar Sarr, titulaire du FC Metz.

L’équipe du Burkina Faso est amputée de quatre joueurs mais aussi de son entraineur contaminé.

La Gambie, également très touchée, a vu sa demande de remplacement des éléments testés positifs refusée par les instances de la CAN, ce qui a fait dire au coach Belge Tom Saintfiet que « si les choses restent en l’état, ce sera la catastrophe. »

Le Maroc de Valid Halilhodzic qui, lui aussi, cultive de solides ambitions est obsédé par l’épidémie. Il a mobilisé ce lundi un Boeing 747 qui a embarqué cinq tonnes de matériels avec les denrées alimentaires, dont l’eau, nécessaires au séjour de son équipe. Les matelas des joueurs font partie du chargement et le personnel qui doit servir le staff et les Lions de l’Atlas est parti du Maroc.

Après la polémique surgie à propos de la libération tardive des sélectionnés évoluant dans les championnats européens, des voix s’élèvent pour demander s’il n’aura pas été plus raisonnable d’attendre la décrue de la vague Omicron afin d’organiser la compétition phare du sport africain.

En effet, quelle valeur sportive peut représenter une rencontre ou, plus grave, une finale si quelques jours avant, ou même la veille de son déroulement, une équipe venait à être handicapée par une contamination massive du virus ?     

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TUNISIE. ONS JABEUR BATTUE PAR IGA SWIATEK EN FINALE DU TOURNOI DE ROME

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Après une victoire face à Daria Kasatkina en demi-finale, Ons Jabeur s’incline devant la numéro 1 mondiale en deux sets (6-2, 6-2). Avec ce sacre, la Polonaise Iga Swiatek atteint une série de 28 victoires qui font d’elle la favorite du tournoi de Rolland Garros. 

Pour rappel, Ons Jabeur s’était imposée à Madrid la semaine dernière en l’absence de Iga Swiatek due à une douleur au bras. Jabeur relativise sa défaite du jour après une semaine italienne plus qu’honorable en déclarant « On va apprendre de ce match ».  Nombreux sont les commentateurs qui relèvent la supériorité de Swiatek face à Jabeur en prévision du grand chelem de Paris. Il est cependant prématuré de pronostiquer l’issue de cette compétition tant elle attise les convoitises. Ons Jabeur ne s’en cache pas : « Il est évident que Rolland Garros est dans ma tête ». 

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TUNISIE. ONS JABEUR REMPORTE LE TOURNOI DE TENNIS DE MADRID 

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Ons Jabeur a remproté samedi dernier le tournoi de Madrid face à l’Américaine Jessica Pegula, 14 ème joueuse mondiale, par 7-5, 0-6, 6-2. La Tunisienne devient la première joueuse nord-africaine titrée en WTA 1000, compétition faisant partie de la catégorie la plus prestigieuse après le Grand Chelem. Cette victoire hisse Jabeur, 27 ans, de la 10 ème à la 7 ème place du classement mondial.

Pour rappel, Ons Jabeur a atteint les quarts de finale en Grand Chelem à l’Open d’Australie en 2020. Cette performance lui permettra de faire son entrée dans le Top 50. Elle ne s’arrête pas en si bon chemin puisqu’elle remporte l’année suivante le tournoi de Birmingham en 2021. Elle a également atteint la demi-finale lors de l’Indian Wells de la même année. 

Ce parcours fait figurer la Tunisienne parmi les compétitrices à prendre au sérieux à moins de deux semaines de Rolland Garros. 

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MONDIAL : FERVEUR POPULAIRE ET CALCULS POLITIQUES EN AFRIQUE DU NORD 

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S’il y a bien un domaine où pouvoirs et sociétés d’Afrique du nord se rejoignent, pour des raisons différentes voire opposées, c’est le football. Il n’est que de voir les moyens logistiques mis par les gouvernements à la disposition des supporters à chaque déplacement pour saisir l’intérêt que ces derniers accordent au sport roi.

De leur côté, les citoyens, notamment les jeunes, sevrés de reconnaissance, de loisir et, bien souvent, de projet professionnel rêvent leur vie à travers celles des joueurs.

À l’exception notable de l’équipe du FLN qui relayait un combat de libération nationale, ce surinvestissement officiel n’a pas toujours été mis en avant, en tout cas pas à un tel niveau, à une époque où les régimes avaient, d’une manière ou d’une autre, mis leur peuple sous emprise.

La Tunisie de Tarek Diab qui avait fait sensation en 1978 en Argentine fut félicitée par Bourguiba avec un brin d’emphase propre au personnage, mais de la même façon que l’aurait fait tout chef d’État saluant une performance bienvenue, surtout si elle n’est pas forcément attendue.

En 1982, l’Algérie qui comptait en Espagne les Fergani, Dahleb, Belloumi, Bensaoula et autres Madjer avait été spoliée d’une qualification certaine au tour suivant à la suite d’un arrangement indigne passé entre l’Allemagne et l’Autriche. Les supporters avaient légitimement accusé le coup, mais il n’y eut pas de commentaires officiels contre ce qui resta dans les annales de la Coupe du monde comme « le match de la honte ».

En 1986, quand le Maroc avait passé le premier tour au Mexique, on a appris, bien après la compétition, que le roi Hassan II avait tenu à parler personnellement aux joueurs avant le match mais l’appel resta dans l’intimité des vestiaires. 

On se surprend à imaginer les réactions des dirigeants politiques d’aujourd’hui si un pays nord-africain venait à être victime d’un scandale comme celui de Gijon qui élimina si injustement l’Algérie.

Les sélections des trois pays sont soumises à une telle sollicitation de la part des officiels que cette forme de conditionnement en devient invalidante pour les joueurs qui, en plus de la pression sportive, doivent gérer une charge politique pour laquelle ils ne sont pas tous préparés. Les déclarations en appelant à l’honneur national avant chaque rencontre émanant des responsables civils et militaires algériens ont joué, au moins en partie, un rôle dans la débâcle des Fennecs lors de la dernière CAN et celle d’hier soir. Nous connaissons tous des joueurs qui ne reproduisent pas leurs réussites de club en équipe nationale mais lorsque la stérilité frappe d’un coup toute une génération de footballeurs talentueux et efficaces, il se peut que cette soudaine stérilité ait aussi des causes extra-sportives.

Les capés de ces trois équipes, dans leur grande majorité, sont nés en Europe et ont la double nationalité.  S’ils se retrouvent dans l’une des sélections nord-africaines, c’est souvent parce qu’ils n’ont pas été retenus dans celles de France, de Belgique, de Hollande… Le chauvinisme qu’on attend d’eux ne fait pas nécessairement partie de leur adn social et donc aussi sportif. 

Est-ce à dire que tous ces joueurs vivent cet engagement de second choix comme un challenge au rabais ? Nullement. Une fois sélectionné, le footballeur sait qu’une partie de sa carrière dépend de ses prestations en équipe nationale. Par ailleurs, l’environnement familial contribue peu ou prou à la sensibilisation au devoir de reconnaissance envers une patrie demeurée lointaine et abstraite. 

Mais soumettre des jeunes qui, en général, ne parlent ni l’arabe ni l’amazigh et qui ont dû apprendre par la phonétique les hymnes nationaux de leur pays, aux incantations d’un imam affecté à l’invocation de la baraka, y compris dans les avions, est au minimum grotesque et au pire déstabilisant. Que dire alors des posts partagés sur les réseaux sociaux, des manchettes de journaux voire de prêches de mosquées qui vilipendent un joueur qui a embrassé sa compagne devant les paparazzis !  

En équipe nationale, le sélectionné se voit assigner une mission qui dépasse et écrase ses qualités sportives. Il doit gagner pour valoriser un régime que l’illégitimité et/ou le bilan disqualifie sur la scène internationale. 

Le sélectionneur de l’équipe d’Algérie a tout fait pour ne pas se laisser vampiriser par la gloutonnerie politique des dirigeants. Peine perdue. Sa photo a longtemps barré le portail de l’agence de presse officielle APS qui distille la propagande du pouvoir algérien. N’a-t-on pas entendu le chef de l’état-major de l’armée, jusque-là connu pour sa retenue, alléguer que l’Algérie était la cible d’attaques concertées car ses ennemis étaient jaloux de la nation rassemblée après la victoire de son équipe lors de la Coupe « arabe » ? Le message est clair : le pouvoir politique doit être étalonné au même niveau de respect et de crédibilité qu’une sélection nationale qui a failli battre le record d’invincibilité de l’Italie de Roberto Mancini avant de s’effondrer au Cameroun lors de la dernière CAN et d’entamer une probable traversée du désert après son éviction de la coupe du monde 2022. 

Au Maroc, la manipulation politique est importante mais elle n’égale pas l’exaltation algérienne. D’une part les Lions de l’Atlas n’ont pas atteint le palmarès de leurs voisins de l’est ; d’autre part, la situation actuelle du régime chérifien est, malgré tout, moins critique que celle de son éternel ennemi. 

On peut d’ailleurs trouver surprenant que de tous les dirigeants nord-africains, celui qui investit le moins son équipe de football et, de façon plus générale, le sport, est le Tunisien Kaïs Saïed dont le pays traverse pourtant des crises institutionnelle et socio-économique particulièrement aigues. La raison à cette indifférence est simple : le président tunisien est insensible à tout ce qui est étranger à ses certitudes, seuls déterminants qui inspirent et guident sa démarche.

Quel est l’impact de ces instrumentalisations sur les trois pays ? 

Elles sont importantes pour les clientèles des régimes et quasi nulles sur les foules. C’est dans les tribunes des stades que sont partis les premiers slogans – qu’ils aient par ailleurs été suscités ou non – de l’insurrection citoyenne de février 2019. C’est des gradins du complexe sportif Mohamed V de Casablanca que furent lancés chaque week-end les messages de soutien aux manifestants algériens alors que le Makhzen avait tout fait pour rendre le royaume réfractaire à la contagion contestataire.  C’est enfin lors d’un match opposant l’équipe des Forces armées Royales (FAR) au club de FES qu’éclatèrent de violents heurts dans un contexte social sous haute tension (Voir adn-med du 14 mars. Maroc. Violences sociales : plus de 160 blessés et autant d’interpellations dans un stade).

Lors de la dernière Coupe « arabe », les supporters et les joueurs des trois pays ont affiché une cordialité exemplaire alors que les officines algériennes et marocaines s’étaient mobilisées pour répandre leur fiel sur la toile. 

Si les gouvernants et les peuples célèbrent les victoires de leurs équipes nationales avec la même expansion, c’est rarement pour les mêmes raisons. Les premiers confisquent une image sportive pour masquer les turpitudes de leur gestion, les deuxièmes vivent par procuration des succès dont les dirigeants ont amputé leurs existences. 

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COUPE DU MONDE : MAROC ET TUNISIE QUALIFIÉS, ALGÉRIE ÉLIMINÉE

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L’Afrique du nord ne fera pas carton plein pour le Qatar. Jusqu’à ce mardi 29 mars, elle était pourtant bien partie pour y parvenir. Finalement c’est l’Algérie, le pays en principe le mieux placé qui aura failli. Vainqueur à l’aller et recevant chez elle à l’instar de la Tunisie, l’équipe de Belmadi avait son destin entre ses mains. L’ancien attaquant parisien Choupo Moting et la gardien Onana en ont décidé autrement. Les Camerounais ont appris la leçon du match aller où ils ont dominé et se sont faits surprendre sur une balle arrêtée. A Blida ils ont laissé le jeu aux Algériens qui visiblement manquaient de fraicheur. Les statistiques disent tout du match. Plus de 64% de possession de balles pour les Fennecs qui n’auront pas montré grand-chose si ce n’est une frappe puissante de Mahrez à la 55éme minute, facilement captée par Onana qui désespéra les Fennecs par son assurance.

Fautif sur le premier but camerounais, M’bolhi sauve les siens à la 67éme minute d’un but qui aurait tué le match. 

L’égalisation d’Ahmed Touba obtenue à la 118éme minute est venue après un corner.  Une évidence s’impose : depuis plusieurs mois l’Algérie ne marque plus. Le second but camerounais est certes arrivé dans un moment de grand épuisement mais l’étonnante passivité de la défense sera, à coup sûr, largement commentée. 

On peut supposer que plus généralement, l’élimination de la sélection algérienne soulèvera d’autres problèmes. La pression politique dont Belmadi a voulu, en vain, protéger les joueurs et les ingérences extra sportives dans la composition de son staff seront-elle évoquées ? 

A Casablanca, les Lions de l’Atlas se sont baladés face au Congo. Le score de 4 à 1 aurait pu être alourdi de 2 ou 3 buts que personne n’aurait crié au scandale. Pourtant les choses avaient plutôt mal commencé pour le Maroc qui a vu son gardien blessé à l’arcade dès la 25éme minute. Ses sutures ont occasionné un arrêt de jeu qui aura duré une douzaine de minutes. Il a dû abandonner son poste après avoir tenté de reprendre le jeu pendant 3 minutes. Malgré cette déconvenue les hommes Vahid Halilhodzic ont rendu une copie quasiment parfaite. Deux buts de Ouanahi (25éme et 54éme minute), un autre de Tissoudali (45 + 7 minutes) ont assommé les Congolais avant que Hakimi, très actif sur le côté droit, ne vienne marquer son premier but en équipe nationale à la 69éme minute. Seule consolation congolaise : ils ont sauvé l‘honneur avec un but somptueux de Ben Mallanga à la 77éme minute.

Les Aigles de Carthage ont joué la prudence. Vainqueur du Mali à l’aller par un but à zéro, ils ont su garder l’avantage à domicile dans un match heurté et sans attrait. Dès la quatrième minute les choses se tendent après le but du malien Abdoulay Diabi refusé pour hors-jeu discutable. En deuxième mi-temps Les Tunisiens essaient de construire pendant une petite dizaine de minute avant de se recroqueviller à nouveau pour tenter des contres infructueux. Match sans saveur qui a failli dégénérer à la fin. Mais dans ce genre de confrontation ce qui restera c’est la qualification. Comme le Maroc la Tunisie jouera sa sixième coupe du monde.

Nous reviendrons sur les considérations politiques auxquelles renvoient ces joutes en Afrique du nord avant, pendant et, surtout, après leur déroulement.

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GUERRE EN UKRAINE : LA FILLE DU PATRON RUSSE DE CHELSEA CONTRE POUTINE

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Le milliardaire russe Abramovitch, patron du célèbre club de football londonien de Chelsea n’avait pas besoin de la sortie de son héritière de fille Sofia en ce moment. Cette dernière a en effet détourné sur son compte instagram l’un des messages de la propagande de Moscou qui tourne sur la toile et qui dit : « La Russie veut la guerre avec l’Ukraine ». Sauf que Sofia Abramovitch a barré le mot Russie pour écrire Poutine au-dessus. Et, pour faire bonne mesure, la jeune femme, âgée de 27 ans, ajoute un commentaire accablant le président russe où elle explique : « Le plus gros et le plus efficace des mensonges de la propagande du Kremlin est que la majorité des Russes sont derrière Poutine. » Sous le commentaire on peut voir une photo de Poutine dans un panneau représentant un sens interdit.

Abramovitch était déjà dans le viseur des services de la police britannique qui envisageaient de lui interdire l’accès sur leur sol en tant qu’oligarque proche de Poutine, chose qu’il tente de nier. Jusque-là, le milliardaire voyageait avec un passeport israélien qui lui donne un droit de séjour de six mois en Grande Bretagne. Son cas devrait être tranché par le ministère de l’intérieur dans les prochains jours. 

Ce samedi soir tard dans la soirée, on apprenait qu’Abramovitch a décidé qu’en attendant les résultats de l’enquête à laquelle il est soumis, il cédait la gestion du club au profit du conseil d’administration de la fondation de Chelsea. On peut lire dans son communiqué : « … J’ai toujours pris des décisions en ayant à cœur le meilleur intérêt du club. Je reste attaché à ces valeurs. C’est pourquoi je confie aujourd’hui aux administrateurs de la Fondation caritative de Chelsea l’intendance et le soin du Chelsea FC. Je pense qu’ils sont actuellement les mieux placés pour veiller aux intérêts du club, des joueurs, du personnel et des supporters.”

On ne sait pas si la sortie de Sofia servira la cause du père en Angleterre. En revanche, on peut être sûr qu’en Russie, la polémique de la fille n’arrangera pas le cas du géniteur.

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FOOT AFRICAIN : ENTRE CORRUPTION ET INSTRUSION POLITIQUE

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La professionnalisation du football dans le continent est trop souvent rythmée par des scandales financiers marquant les transferts et les finances des clubs dont les comptabilités échappent souvent aux normes de transparence les plus élémentaires. À cela s’ajoutent les arbitrages fantasques qui n’ont pas épargné la dernière CAN qui s’est déroulée au Cameroun.

L’écosystème du football est si pollué que récemment encore ce sont deux fédérations, celle du Kenya et du Zimbabwe qui viennent d’être suspendues par la FIFA. Motif : les présidents des fédérations ont été destitués par les pouvoirs politiques.  Ces changements ont été pris sans consultation de la FIFA dont l’aval est pourtant requis pour toute décision concernant les mouvements impliquant les responsables des instances footballistiques nationales.  La légalité nécessaire à la reconnaissance de ces structures exige la mise en place de comités de normalisation proposés par la FIFA pour diriger provisoirement les deux fédérations avant la stabilisation définitive qui passe obligatoirement par une élection supervisée par l’instance internationale.  

Auparavant, les mêmes sanctions ont été infligées aux fédérations de la Côte d’Ivoire, du Tchad et de la Guinée.

Beaucoup d’observateurs lient ces instabilités aux tensions politiques qui gagnent le continent. Le football, plus qu’ailleurs, étant un levier de sensibilisation et de mobilisation politiques dont n’hésitent pas à abuser des pouvoirs en manque de crédibilité et/ou de légitimité.

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COUPE D’AFRIQUE DES NATIONS : LE SÉNÉGAL CHAMPION AUX TIRS AUX BUTS

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Les Sénégalais ont vaincu le signe indien et remporté ce dimanche leur première Coupe d’Afrique. L’entraineur sénégalais Aliou Cissé qui avait perdu la finale de 2002 en tant que capitaine d’équipe contre le Cameroun et comme entraineur face à l’Algérie en 2019 a voulu se rassurer en conférence de presse d’avant match : « Je ne crois pas au fameux diction qui dit jamais deux sans trois » a-t-il tranché, manière de déconnecter ses joueurs du passé. 

Au vu du jeu développé par les Égyptiens et les Sénégalais, cette édition revenait aux Lions de la Terrenga. 

L’Égypte septuple vainqueur, accrocheuse, hargneuse et même provocante n’a pas pu faire trébucher un Sénégal techniquement dominateur mais peu percutant. Sané qui a manqué un penalty dès la cinquième minute aurait pu installer le doute chez ses camarades. D’autant que la vista du gardien égyptien Gabaski n’a pas facilité la tâche aux attaquants sénégalais. Mais malgré cette pression, le Sénégal a tenu bon. Il est vrai que l’Égypte jouait là ses quatrièmes prolongations et que cela a pu jouer sur la fraîcheur et surtout la lucidité, si décisive dans la séance de tirs aux buts. 

Avec un football rugueux et sommaire, les Pharaons ont usé et pressé leurs adversaires pour passer le plus souvent avec la plus faible des marges. Cette fois la tactique n’a pas suffi.

Cette finale fut comme le sont souvent les matchs dans ce genre de tournoi. Il a plus valu par l’intensité et le suspens que par la qualité technique. D’ailleurs, le match dans le match qui devait opposer les deux stars de Liverpool, Mohamed Salah et Sané, n’eut pas vraiment lieu. 

Et finalement, au regard de la représentation africaine dans le football mondial d’aujourd’hui, le Sénégal est le pays le plus pourvu. Sa consécration n’est donc que justice.  

Pour le reste, cette édition de 2022 ne restera pas comme un grand cru. L’état des pelouses, un arbitrage des plus contestables et des dérives extra sportives à l’instar de celles qui ont suivi l’élimination de l’Algérie dès le premier tour doivent inciter la Confédération Africaine de Football ( CAF ) à se poser les bonnes questions pour extraire le sport roi africain d’une gestion et de pratiques qui n’augurent de rien de bon si elles venaient à perdurer.   

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CAN : PREMIER ADVERSAIRE, LA COVID

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Rares sont les sélections qui sont épargnées par la COVID à moins de 24 heures du coup d’envoi de l’édition 2022 de la CAN prévu ce dimanche au Cameroun.

L’Algérie qui a trois de ses joueurs testés positifs, dont le très influent Belaïli, ne sait toujours pas de manière certaine si elle pourra les intégrer en cours de tournoi. La Tunisie doit compter sans quatre de ses capés parmi lesquels Saïfeddine Jaziri et surtout de son enfant prodige, le mancunien Hannibal Mejbri avant d’affronter demain en match d’ouverture le Cameroun, pays d’accueil.

Un autre prétendant potentiel, le Sénégal, doit faire avec trois absents dont son milieu de terrain Pape Matar Sarr, titulaire du FC Metz.

L’équipe du Burkina Faso est amputée de quatre joueurs mais aussi de son entraineur contaminé.

La Gambie, également très touchée, a vu sa demande de remplacement des éléments testés positifs refusée par les instances de la CAN, ce qui a fait dire au coach Belge Tom Saintfiet que « si les choses restent en l’état, ce sera la catastrophe. »

Le Maroc de Valid Halilhodzic qui, lui aussi, cultive de solides ambitions est obsédé par l’épidémie. Il a mobilisé ce lundi un Boeing 747 qui a embarqué cinq tonnes de matériels avec les denrées alimentaires, dont l’eau, nécessaires au séjour de son équipe. Les matelas des joueurs font partie du chargement et le personnel qui doit servir le staff et les Lions de l’Atlas est parti du Maroc.

Après la polémique surgie à propos de la libération tardive des sélectionnés évoluant dans les championnats européens, des voix s’élèvent pour demander s’il n’aura pas été plus raisonnable d’attendre la décrue de la vague Omicron afin d’organiser la compétition phare du sport africain.

En effet, quelle valeur sportive peut représenter une rencontre ou, plus grave, une finale si quelques jours avant, ou même la veille de son déroulement, une équipe venait à être handicapée par une contamination massive du virus ?     

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CHÉRIF MELLAL, ANCIEN PRÉSIDENT DE LA JSK (ALGÉRIE) : “S’IL Y A AUGMENTATION DU CAPITAL, JE SERAI DE RETOUR”.

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SPORT POLITISÉ : ARME DES GUERRES SANS POUDRE. Le cas exemplaire de la JSK (Algérie)

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Récemment encore, on a entendu le chef de l’état-major algérien, Saïd Chengriha déclarer que la victoire des Verts en finale de la Coupe « arabe » était une réponse « aux ennemis d’hier et d’aujourd’hui ». Émise dans le climat électrique qui prévaut dans la région après la rupture des relations diplomatiques entre l’Algérie et le Maroc, le message vaut son pesant de cartons rouges. 

Au même moment, le championnat d’Afrique de handball masculin qui devait se dérouler au Maroc est quasiment bloqué après la protestation de l’Algérie qui dénonce une programmation de matchs en territoire sahraoui. L’initiative n’avait rien d’innocent de la part de Rabat.

Le vendredi 31 décembre, c’est une délégation de trois ministres marocains qui s’est rendue au complexe Mohamed V de Maâmoura à Salé où les Lions de l’Atlas préparent la phase finale de la coupe d’Afrique des nations qui doit commencer ce 9 janvier au Cameroun pour transmettre aux joueurs de l’équipe nationale marocaine « la sollicitude du Roi envers le football et le sport en général ». Si les caprices du tirage au sort s’en mêlaient, une autre défaite du Maroc face à l’Algérie après celle qu’il a concédée en quart de finale de la Coupe « arabe » serait difficile à vivre politiquement. 

Pourtant, et en dépit de l’atmosphère inflammable créée par les pouvoirs des deux pays, les supporters dans les tribunes comme les joueurs sur le terrain font preuve d’une remarquable convivialité à chaque fois que se dispute une rencontre opposant Algériens et Marocains.

Et il est vrai que le football peut créer des passerelles inattendues. Les lieux d’accueil des équipes comme les gradins sont souvent des sites privilégiés pour exprimer des solidarités entre communautés opprimées ou porter la protestation dans des pays où la médiation politique ne peut se faire dans les institutions. 

Lors de la dernière coupe des clubs champions d’Afrique, les formations rifaine de Berkane (Maroc) et la Jeunesse sportive de Kabylie (Algérie) ont tenu à exprimer leur dimension berbère par un protocole particulier où la symbolique des discours des dirigeants et une prévenance hors norme réciproque ont régné à l’aller comme au retour . 

Pendant l’insurrection citoyenne qui a ébranlé le régime du FLN en 2019 et 2020, chaque week-end, les jeunes marocains partisans du stade de Casablanca rivalisaient d’imagination pour apporter leur soutien à la rue algérienne alors que le Makhzen était angoissé de voir son voisin de l’est basculer dans une révolution populaire dont il pouvait redouter les résonnances chez son peuple. 

Les intrusions politiciennes dans la vie des formations sportives ne concernent pas seulement les compétitions internationales. Quand il faut domestiquer une ville, une région frondeuse ou qu’il y a lieu d’envoyer un message de fermeté à la jeunesse, les pouvoirs autoritaires, notamment quand ils sévissent dans le tiers-monde, n’hésitent pas sur les moyens. 

Depuis que le régime algérien a décidé de mettre la vie publique sous cloche, c’est la redoutable police politique qui a été mobilisée pour déstructurer l’emblématique club de la Jeunesse sportive de Kabylie que les commentateurs avisés considèrent comme une réplique nord-africaine du Barça. En effet, à l’époque du parti unique déjà, le club kabyle avait longtemps été le porte étendard de la revendication amazigh dans une région où écrire une lettre de l’alphabet berbère, le tifinagh, pouvait conduire en prison pour plusieurs années. C’est d’ailleurs autour de la région de Kabylie qu’ont dégénéré les relations algéro-marocaines quand, en réaction à l‘appui apporté par Alger au Polisario, l’ambassadeur du Royaume chérifien à l’ONU avait déclaré le soutien de son pays « au vaillant peuple kabyle ». 

Comment les acteurs du monde sportif, victimes d’ingérences politiques, vivent-ils ces intrusions de l’intérieur ? Adn-med a demandé à Chérif Mellal – évincé par une justice aux ordres de la direction mais que les supporters kabyles considèrent toujours comme le président légitime de la JSK – de livrer son aperçu sur le scénario qui a désintégré l’un des clubs les plus capés du continent africain. L’interview sera mise en ligne demain sur notre site.

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