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TUNISIE : LES VIOLENCES POLICIÈRES DU 14 JANVIER, LA FRANCE N’APPRÉCIE PAS

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Jean-Yves Le Drian, ministre français des Affaires étrangères, a dénoncé lors d’un point de presse, lundi 17 janvier 2022, l’agression d’un journaliste français par les forces de l’ordre lors des manifestations qui ont eu lieu à Tunis le 14 janvier à l’occasion du 11ème anniversaire de la Révolution. « Plusieurs journalistes, notamment des correspondants de la presse française et internationale, ont été victimes de violences alors qu’ils couvraient les manifestations (…). Cela n’est pas acceptable. La France souligne son attachement à la liberté d’information et à la liberté de la presse, en Tunisie comme partout dans le monde ».

Le correspondant du quotidien « Libération », Mathieu Galtier, avait relaté dans son journal, le 15 janvier, les conditions de son passage à tabac en pleine rue par des agents de police qui connaissaient parfaitement son identité de journaliste puisqu’il l’avait déclinée en français et en arabe et exhibé sa carte de presse. Il n’a pu récupérer celle-ci ainsi que son téléphone amputé de sa carte-mémoire que plusieurs heures après. M. Galtier a été reçu le 17 janvier par l’ambassadeur de France à Tunis, André Paran, qui lui a exprimé « toute sa solidarité ».

Une vingtaine d’ONG et associations de la société civile tunisiennes ont exigé des sanctions à l’égard des auteurs d’agressions subies par les manifestants et revendiqué la libération des personnes interpellées. Lors d’une conférence de presse organisée le 18 janvier 2022 au siège du Syndicat des journalistes tunisiens (SNJT), ces organisations ont réclamé du président Kaïs Saïed, des excuses officielles pour ces violences policières. Parmi ces organisations, le SNJT, la Ligue des Droits de l’Homme (LTDH), le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDS), l’Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD), Le Réseau Euro-méditerranéen des droits de l’homme (EUROMED).

À cette heure aucune réaction des autorités.

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Algérie. Karim Tabbou libéré mais placé sous contrôle judiciaire

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Algérie. Karim Tabbou libéré mais placé sous contrôle judiciaire

L’activiste Karim Tabbou enlevé par des individus en civil jeudi à Alger ( Voir adn-med du 25 mai ) vient d’être libéré après avoir été mis sous contrôle judiciaire pour avoir participé à une émission de télévision avec l’ancien président tunisien Moncef Marzouki, aujourd’hui opposant à Kaïs Saïed vivant en exil et lui aussi sous le coup d’une condamnation de la justice de son pays.

Il a été présenté aujourd’hui au procureur de la République et à un juge d’instruction du tribunal d’El Koléa après 48 heures de garde à vue au commissariat de Dely Ibrahim ( Banlieue ouest d’Alger ).

Il lui a été signifié quatre chefs d’inculpation dont le fait d’avoir participé avec l’ancien président tunisien Moncef Marzouki à une émission programmée par la télévision islamiste Al Maghribia basée à Londres et diffusée le 7 mai 2023.

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Tunisie. Le directeur de Mosaïque FM libéré mais la liberté d’expression reste fortement menacée

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Tunisie. Le directeur de Mosaïque FM libéré mais la liberté d'expression fortement menacée

Noureddine Boutar, directeur de la radio privée Mosaïque FM, a bénéficié d’une libération sous caution mercredi 24 mai, après plus de trois mois derrière les barreaux.

Il avait été arrêté le 13 février 2023 et placé en détention provisoire pour soupçons de blanchiment d’argent. Il est accusé entre autres d’avoir utilisé les fonds de son média pour orienter sa ligne éditoriale contre le régime.

La presse en sursis

Si, selon le dossier judiciaire, aucun élément n’a été apporté par l’accusation de nature à prouver une quelconque malversation, les charges qui pèsent sur lui n’ont pas été levées et sa libération, moyennant une somme d’un million de dinars tunisiens (300 000 euros) est assortie d’une interdiction de quitter le territoire tunisien. M. Boutar fait également partie de la liste des accusés dans l’affaire dite du complot contre la sûreté de l’État. Il n’a cependant pas été entendu par le juge ni placé en détention dans le cadre de cette affaire, contrairement à plusieurs figures de l’opposition arrêtées depuis le mois de février. 

Cette libération intervient dans un contexte de répression accrue contre les journalistes, mais aussi contre des citoyens qui s’expriment sur les réseaux sociaux. Lundi 22 mai, les deux journalistes Haythem El Mekki et Elyes Gharbi, ont été entendus par la brigade criminelle de Tunis après une plainte déposée contre eux par un syndicat des forces de l’ordre. Le chroniqueur et l’animateur de Midi Show, émission de Mosaïque FM la plus écoutée en Tunisie, sont accusés d’avoir tenu des propos insultants contre la police, après avoir évoqué la question du recrutement au sein des institutions sécuritaires, dans le contexte de l’attentat de Djerba perpétré par un agent de la garde nationale. Après un interrogatoire qui a duré plusieurs heures, ils ont finalement été relâchés en attendant d’être entendus par le juge d’instruction. Notons la forte mobilisation de la profession et de la société civile présents massivement devant les locaux de la brigade criminelle durant toute la durée de l’audition.

Une semaine plus tôt, le 16 mai, le correspondant de la même radio à Kairouan a été condamné en appel à cinq ans de prison. S’il reste libre en attendant le pourvoi en cassation, il s’agit du jugement le plus sévère de l’histoire de la presse tunisienne, « sans précédent dans tous les régimes dictatoriaux tunisiens », avait alors déploré le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) dans un communiqué. 

Plusieurs autres journalistes, dont Nizar Bahloul, directeur de Business News, Monia Arfaoui, journaliste à Assabah, et Mohamed Boughalleb, chroniqueur sur Cap FM, sont actuellement poursuivis en vertu du décret-loi 54-2022. Promulgué par Kaïs Saïed en septembre 2022, ce texte punit de cinq ans de prison et d’une amende de 50 000 dinars (environ 15 000 euros) toute personne « utilisant délibérément les réseaux de communication et les systèmes d’information pour produire, promouvoir, publier ou envoyer de fausses informations ou des rumeurs mensongères ». La peine encourue est portée à dix ans si ces informations concernent un fonctionnaire de l’État, ce qui est le cas des journalistes visés, poursuivis par des membres du gouvernement de Najla Bouden. 

Le fait du prince

Mais les menaces qui pèsent sur la liberté d’expression ne concernent pas uniquement les médias. Plusieurs citoyens ont été poursuivis ou condamnés pour des publications critiques vis-à-vis du pouvoir en place, partagées sur les réseaux sociaux. Le 16 mai, deux jeunes étudiants ont été arrêtés à Nabeul, dans le Nord-Est de la Tunisie, pour avoir publié une chanson satirique jugée insultante contre la police. Après une forte mobilisation de la société civile et des médias, le président Kaïs Saïed s’est exprimé, jugeant que cette arrestation était « injuste » et « inacceptable ». Dans l’heure qui a suivi, les deux jeunes hommes ont été libérés. 

Au même moment, un enseignant du secondaire à Gafsa n’a pas eu cette chance. Après avoir été arrêté pour avoir publié des caricatures et des commentaires critiquant le régime politique et le président de la République, il a été condamné à un mois de prison ferme. Lors de son audition, il a notamment été interrogé sur son positionnement par rapport au pouvoir en place et au coup de force de Kaïs Saïed le 25 juillet 2021. Dans le même sens, Mohamed Zantour, jeune étudiant et activiste originaire de Msaken dans la région de Sousse, est lui aussi en prison depuis près d’un mois après qu’un mandat de dépôt a été émis contre lui le 29 avril 2023. Comme d’autres, il a été placé en détention en vertu du décret-loi 54-2022 pour avoir partagé sur les réseaux sociaux son avis critique par rapport au régime de Kaïs Saïed. 

De nombreux avocats, opposants politiques, journalistes ou citoyens sont actuellement poursuivis par la justice tunisienne, pour avoir exprimé leurs opinions. Dernier en date, l’avocat Mehdi Zagrouba a entamé une grève de la faim au siège de l’Ordre des avocats pour ce qu’il décrit comme un acharnement judiciaire et une injustice. Après avoir été condamné en début d’année par la justice militaire, un mandat d’amener a été émis contre lui dans le cadre d’une plainte de la ministre de la justice sur la base du décret-loi 54. 

En avril, lors du lancement d’une campagne contre ce décret-loi jugé liberticide, plusieurs organisations de la société civile ont dénoncé le fait que ce texte accorde une immunité aux fonctionnaires et représentants de l’État contre les critiques qui leur sont adressées. Le SNJT a, de son côté, mis en garde contre une « dérive dangereuse » et décidé de multiplier les mouvements de protestation. 

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Algérie. Karim Tabbou placé en garde à vue

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Algérie. Karim Tabbou libéré mais placé sous contrôle judiciaire

L’ex-premier secrétaire du Front des forces socialistes (FFS), Karim Tabbou a été placé en garde à vue ce mardi 24 mai à Dely Brahim (banlieue Ouest d’Alger) apprend-on auprès de sa famille.

L’information est tombée sur les coups de 16h30 quand Djaffer Tabbou a publié un post sur Facebook indiquant que son frère Karim a été arrêté « par des individus en civil » dont « l’appartenance institutionnelle est ignorée ». Il donnera quelques heures plus tard l’endroit où le coordinateur de l’Union démocratique et sociale, UDS (parti non reconnu par le ministère de l’Intérieur) se trouvait en maintenant que les raisons de l’arrestation et les services qui le détiennent sont toujours inconnues. 

Il est à rappeler que Karim Tabbou avait été interpellé plusieurs fois depuis l’apparition du Hirak en 2019 et a été incarcéré entre septembre 2019 et juillet 2020. Il a été condamné à une année de prison ferme en mars 2020 et à une année de prison avec sursis en novembre de la même année dans deux affaires différentes.

Personne controversée de la scène politique algérienne, l’activiste Karim Tabou, aujourd’hui âgé de 50 ans a fait partie du Rassemblement pour la culture et la démocratie, RCD ( parti laïc ) au début de son engagement politique avant rejoindre le front des forces socialistes, FFS, qu’il quittera dans des conditions troubles. Il fondera ensuite l’UDS et se présentera, avec d’autres figures,  comme l’un des prétendants à la représentativité du hirak, une autopromotion qui fut reprochée à leur auteurs par une partie de l’opinion qui considérait que cette prétention a semé une confusion qui fut l’une des causes de l’essoufflement puis de l’arrêt des  manifestations. 

Ces dernières années Karim Tabou qui assume désormais son rapprochement avec le courant islamiste intervenait régulièrement sur la chaine de télévision Al Maghribia dirigée par le fils d’Abassi Madani, fondateur du Front islamique du Salut, FIS.

Pour l’instant, les autorités n’ont pas fait de commentaires sur cet enlèvement.   

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Tebboune au Portugal : une visite de consolation ?

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La visite d’Etat qu’entreprend ce lundi Abdelmadjid Tebboune au Portugal surprend autant les nationaux que les observateurs et les chancelleries. 

Annonce inattendue

Il y a d’abord la manière dont est annoncée ce déplacement : la dépêche de l’agence officielle APS n’est tombée que quelques heures avant le décollage de l’avion présidentiel. Ensuite, la presse, visiblement décontenancée par l’information, réserve une couverture des plus sobres à l’évènement alors que les médias officiels et officieux ne manquent pas une occasion pour s’appesantir sur des banalités comme un coup de téléphone, un message de condoléances ou de félicitations que le chef de l’Etat reçoit ou adresse à ses homologues étrangers. 

Certes, le secrétaire général du ministère des affaires étrangères, Amar Belani avait reçu la semaine dernière l’ambassadeur du Portugal et on a appris qu’une délégation s’était rendue à Lisbonne, probablement pour préparer le voyage présidentiel, sans que, pour autant, la moindre information n’ait filtré sur ce qui s’avérera être une visite d’Etat ; alors que celle qui était  programmée sur Paris, et reportée à plusieurs reprises, feuilletonne depuis des mois.

Motivations illisibles

Plus fondamentalement, les observateurs sont d’autant plus surpris par l’agenda de la présidence algérienne que le Portugal, lui aussi, a récemment adopté la proposition du plan marocain sur la Sahara Occidental. Une position qui a valu une réplique algérienne cinglante et immédiate contre Madrid, provoquant avec l’un des partenaires les plus stables du pays depuis l’indépendance voire avant une crise sans précédent qui a mis en péril des centaines de petites et moyennes entreprises dans les deux pays. 

D’aucuns posent la question de la cohérence de la diplomatie algérienne. La modestie du volume des échanges commerciaux avec le Portugal  – évalués à moins de 500 millions d’euros, environ 0,5% de son commerce extérieur, ce qui fait de l’Algérie le 32éme partenaire des Lusitaniens –  vaut-elle de passer à Lisbonne ce qui fut violemment reproché à Madrid ? Et à quel prix !

Les observateurs se perdent en conjectures. Tebboune sachant sa visite à Paris compromise a-t-il cherché un lot de consolation ? En effet, la visibilité et la crédibilité qu’octroie une visite d’Etat en France est, en dépit des polémistes algéro-françaises, l’un des gages les plus fiables pour un chef d’Etat algérien postulant à une autre mandature. Or, pour des raisons qui renvoient probablement à de sourdes et violentes luttes de clans, cette hypothèse semble s’éloigner pour celui qui ne renonce pas à se succéder et qui, pour l’instant, se résigne à faire bon cœur contre mauvaise fortune.  

D’autres sources estiment que le dernier revers infligé par l’Arabie saoudite à l’Algérie avant et lors du dernier sommet de la Ligue arabe ( voir adn-med du 21 mai ) a provoqué un choc à Alger qui réaliserait enfin le prix de « la diplomatie de l’émotion », comme la définit cet ancien membre de la Cour constitutionnelle. 

Sursaut de lucidité ou diversion ?

En crise ouverte avec le Maroc, relations régulièrement perturbées avec la France, gel des rapports avec l’Espagne, perte d’influence dans la Ligue arabe, alignement inconsidéré sur une Russie de moins en moins fréquentable depuis l’invasion de l’Ukraine, l’Algérie ne fait guère plus entendre sa voix en dehors de quelques réseaux africains. « Et pour combien de temps ? » s’interroge notre interlocuteur.

Du coup, les spéculations vont bon train. « La question est de savoir si la séance de rattrapage portugaise annonce la révision d’une stratégie diplomatique jusque-là calamiteuse – c’est d’ailleurs cet amateurisme qui a, en partie, conduit au départ de Lamamra – ou si nous sommes dans une séquence tactique, le temps de faire oublier le camouflet de Djeddah. » se demande un jeune fonctionnaire d’une ambassade d’un pays membre de l’UE en poste depuis trois ans à Alger qui a requis l’anonymat. 

Ce ne sont pas les commentaires soporifiques de l’APS qui annoncent une visite qui « s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations d’amitié historiques, de coopération et de bon voisinage entre les deux pays » qui apporteront des réponses convaincantes à une visite énigmatique qui n’a pas fini d’intriguer Algériens et partenaires étrangers. 

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L’Ukraine fait un pas en faveur du plan marocain sur la Sahara occidental

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Le ministre des affaires étrangères ukrainien Dmytro Kuleba, qui effectuait ce lundi une visite de travail au Maroc, s’est exprimé lors d’un point de presse sur le dossier du Sahara occidental. Interrogé après l’entretien qu’il a eu avec son homologue marocain, Nasser Bourita, le chef de la diplomatie ukrainienne, a soutenu que l’Ukraine et le Maroc savent tous les deux quel est le sens « de la souveraineté et de l’intégrité d’un territoire. »

Une déclaration pondérée, cependant, par le soutien de l’Ukraine aux efforts de l’Envoyé Personnel du Secrétaire Général des Nations Unies pour le Sahara, Staffan de Mistura, qui vise à parvenir à une issue politique « réaliste, durable et mutuellement acceptable, conformément aux résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies. »

L’Ukraine qui entretenait des relations diplomatiques stables et fécondes avec l’Algérie a constaté qu’après l’invasion de son territoire, Alger avait rejoint le camp des pays refusant de condamner l’opération lancée par Poutine en février 2024.

Pour sa part, le Maroc, lui aussi, prudent au début du conflit, a progressivement adopté une position plus conforme au droit international.

Pour rappel, Vladimir Zelinsky a déploré ce vendredi à Djeddah lors du sommet de la Ligue arabe où il était convié le fait que « des pays arabes aient fermé les yeux sur l’invasion russe ».

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Tebboune absent au sommet de la ligue arabe de Djeddah

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Tebboune absent au sommet de la ligue arabe de Djeddah

Abdelmadjid Tebboune sera absent au 32éme sommet de la Ligue arabe qui se tiendra ce vendredi 19 mai à Djeddah. C’est un communiqué de la présidence de la République qui a donné ce jeudi l’information. Ce sera donc le premier ministre Aimene Ben Abderrahmane qui représentera le chef de l’Etat algérien. Cette absence dont les raisons ne sont pas précisées soulève moult interrogations et ouvre la voie à toutes les spéculations.

L’invitation adressée au président ukrainien Volodimir Zelinsky a été avancée comme l’une des raisons qui ont pu conduire le dirigeant algérien à ne pas se rendre à Djeddah, l’Algérie ayant de tout temps entretenu des relations privilégiées avec la Russie.

Mais les sujets du mécontentement de l’Algérie à l’endroit de Ryad ne manquent pas à commencer par la décision de ne pas l’inviter à la réunion de préparation de ce  sommet, notamment la réunion d’Amman dédiée à la réintégration de la Syrie, alors qu’elle assurait la présidence du conseil de la Ligue arabe depuis le sommet d’Alger tenu en novembre dernier.

Pour rappel, l’homme fort d’Arabie saoudite n’avait jugé utile de participer au sommet d’Alger arguant de problèmes médicaux l’empêchant de prendre l’avion alors qu’il s’était envolé pour l’Asie quelques jours après.   A noter que c’est le prince Moulay Rachid qui représente le roi Mohamed VI également absent à ce sommet.    

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Algérie. L’homme d’affaire Issad Rebrab placé sous contrôle judiciaire

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Algérie. L’homme d’affaire Issad Rebrab placé sous contrôle judiciaire

Issad Rebrab, fondateur du groupe Cevital âgé été placé ce jeudi sous contrôle judiciaire par le procureur de la république près le tribunal de Sidi M’hamed ( Alger ). Septième fortune d’Algérie âgé de 78 ans et aujourd’hui à la retraite, l’homme d’affaire a été préalablement auditionné par les services de police avant d’être présenté devant le parquet.

Selon le média ebourse.dz qui donne l’information, Rebrab aurait été auditionné pour des actes en relation avec «  des transactions du groupe Cévital effectuées avec des entités basées à l’étranger. »

Pour rappel, Issad Rebrab avait déjà été mis en détention en avril 2019 pour «  fausses déclaration relative aux transferts illicites de capitaux vers l’étranger, surfacturation d’équipements importés et importation de matériel d’occasion alors qu’il avait bénéficié d’avantages fiscaux et bancaires » . Il retrouvera la liberté le 31 décembre après 8 mois de détention.

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Algérie : la marche des retraités et handicapés de l’ANP empêchée

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Les retraités, radiés et autres invalides de l’Armée nationale populaire (ANP), sont revenus à la charge, aujourd’hui mardi, en tentant une nouvelle fois de marcher vers Alger. Et comme il fallait s’y attendre, cette fois encore, ils ont été refoulés par les services de sécurité disposés en masse à l’entrée est de la capitale.

En effet et selon les estimations des organisateurs, ils étaient plus de 300 anciens militaires à s’être rassemblés aux portes d’Alger, dans le but d’organiser une marche. Mais comme à chaque fois, depuis avril, ils ont été bloqués par l’impressionnant dispositif sécuritaire mis en place. Sur place de nombreux bus de gendarmes et policiers étaient stationnés aux abords de l’autoroute est-ouest reliant Bouira à Alger, ainsi que la RN05 menant de Boumerdès vers Rouiba et la RN12 reliant Alger à Tizi-Ouzou.

D’ailleurs et selon nos informations recueillies auprès de plusieurs de ces anciens militaires des hommes se dirigeant vers le lieu de rassemblement ont été refoulés dès leur interception par les barrages filtrants dressés tout autour de la capitale.

Cependant et selon M. Nassim Hemmacha, coordinateur de la section d’Alger des retraités et radiés de l’ANP, l’action de ce mardi, était un «  tour de chauffe » en vue d’une manifestation « d’envergure » programmée pour les jours à venir. « Face au mutisme des autorités, je pense que seule la mobilisation peut payer », a-t-il indiqué. Et d’ajouter « Ils (forces de l’ordre, ndlr) peuvent nous interdire de marcher une fois, deux fois, mais pas éternellement. Quoi qu’il en soit, nous allons organiser une marche nationale dans les prochaines semaines », a-t-il annoncé.

Pour notre interlocuteur, les services du ministère de la Défense (MDN) observent un « silence radio ». « Depuis le 17 juillet dernier, date à laquelle nous avions observé nos derniers rassemblements à Alger, Boumerdes et Batna, les services du MDN n’ont plus donné aucun signe de vie. Nous sommes actuellement dans l’expectative », affirme M. Hemmacha. Et de poursuivre « les responsables de la Caisse nationale des militaires, nous ont à dire vrai tranquillisé et nous les remercions pour leur sollicitude. Cependant, nous attendons toujours des signaux forts de la part de notre institution ».

S’agissant des revendications de cette frange de la société, ce membre de la Coordination nationale des retraités et des radiés de l’ANP, réclame leur prise en charge médicale dans des structures adaptées, ainsi que la revalorisation de la pension d’invalidité et l’allocation destinée à la tierce personne, laquelle souligne-t-il, se situe actuellement entre 1 500 et 2 500 DA, mensuel. 

R.B

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Un journaliste condamné à la peine la plus sévère de l’histoire de la presse tunisienne

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Le journaliste Khalifa Guesmi, correspondant de la radio privée Mosaïque FM, a annoncé mardi 16 mai avoir été condamné en appel à une peine de cinq ans de prison, en vertu de la loi relative à la lutte contre le terrorisme. Il est accusé d’avoir refusé de divulguer ses sources après avoir publié un article sur une opération sécuritaire et l’arrestation de personnes suspectées de terrorisme à Kairouan.

La cour d’appel a ainsi alourdi la peine prononcée en première instance en novembre 2022, où il avait été condamné à un an de prison. Il a été laissé en liberté en attendant un pourvoi en cassation.

« Ce jugement en appel est le plus sévère de l’histoire de la presse tunisienne, sans précédent dans tous les régimes dictatoriaux tunisiens », a dénoncé mardi le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), qui a vivement réagi à ce verdict qu’il considère comme un message politique indiquant une accélération de la répression contre les médias. Selon le syndicat, il s’agit d’une « tentative de soumettre les journalistes » en utilisant l’appareil judiciaire.

Outre Khalifa Guesmi, plusieurs autres journalistes, dont Nizar Bahloul, directeur de Business News, Monia Arfaoui, journaliste à Assabah, et Mohamed Boughalleb, chroniqueur sur Cap FM, sont actuellement poursuivis en vertu du décret-loi 54-2022. Promulgué par Kaïs Saïed en septembre 2022, ce texte punit de cinq ans de prison et d’une amende de 50 000 dinars (environ 15 000 euros) toute personne « utilisant délibérément les réseaux de communication et les systèmes d’information pour produire, promouvoir, publier ou envoyer de fausses informations ou des rumeurs mensongères ». La peine encourue est portée à dix ans si ces informations concernent un fonctionnaire de l’État, ce qui est le cas des journalistes visés, poursuivis par des membres du gouvernement de Najla Bouden. En avril, lors du lancement d’une campagne contre ce décret-loi jugé liberticide, plusieurs organisations de la société civile ont dénoncé le fait que ce texte accorde une immunité aux fonctionnaires contre les critiques qui leur sont adressées.

« Le syndicat des journalistes tient le pouvoir politique responsable de la détérioration de la situation des libertés en Tunisie », a déclaré le SNJT dans son communiqué, exprimant son inquiétude face à cette « dérive dangereuse » et appelant à une journée de mobilisation jeudi 18 mai devant le siège du syndicat à Tunis.

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Rached Ghannouchi condamné à un an de prison pour apologie du terrorisme

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Le leader du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi, a été condamné lundi à une peine d’un an de prison assortie d’une amende de 1000 dinars (environ 300 €) pour des déclarations prononcées lors d’un éloge funèbre rendu à Farhat Abbar, un journaliste et militant d’Ennahda décédé en février 2022. Ces propos ont été jugés comme une apologie du terrorisme par les autorités judiciaires tunisiennes.

Cette affaire découle d’une des nombreuses plaintes déposées à l’encontre du chef du parti d’inspiration islamiste. Rached Ghannouchi avait déjà été interrogé à ce sujet, mais avait été remis en liberté. A l’occasion de l’hommage rendu à Tataouine lors de ces funérailles, il avait salué le courage du défunt en affirmant qu’il n’avait peur de personne, ni du pouvoir, ni du « taghout » (un terme désignant un tyran avec une connotation islamique). Ce mot est souvent utilisé par des groupes extrémistes religieux pour désigner leurs ennemis, notamment les forces de sécurité ou l’armée. Suite à ces déclarations, un syndicat de police avait porté plainte, considérant qu’il s’agissait d’une incitation à la violence à l’encontre des forces de l’ordre. « C’est une déformation flagrante du mot coranique ‘taghout‘ », a vivement réagi Soumaya Ghannouchi, l’une des filles du leader islamiste.

Monia Bouali, avocate de Rached Ghannouchi, a déclaré à l’agence Reuters que son client avait été condamné par contumace et que son comité de défense n’avait pas été prévenu à temps. Actuellement en détention depuis près d’un mois, M. Ghannouchi avait été arrêté le 17 avril à son domicile suite à des déclarations faites lors d’une réunion publique, au cours de laquelle il avait mis en garde contre l’exclusion d’Ennahdha, de l’Islam politique ou de la gauche, affirmant que cela pourrait entraîner « une guerre civile« . Le lendemain, le siège d’Ennahdha avait été fermé sur ordre du ministère de l’Intérieur et les réunions dans les locaux du parti avaient été interdites sur l’ensemble du territoire.

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