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« CITOYEN D’HONNEUR » : UN FILM QUI CHANTE LA VÉRITE ALGÉRIENNE

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Samir Amin (Kad Merad) a quitté l’Algérie clandestinement après les émeutes d’octobre 88. 34 ans plus tard, la littérature le conduit au prix Nobel. Sa ville natale, Sidi Mimoun, une agglomération de l’ouest algérien, le prie de revenir pour y être consacré citoyen d’honneur. Il redécouvre une cité où se concentrent tous les spasmes qui minent un pays captif de réseaux occultes qui investissent les institutions et aliènent, à divers degrés, les catégories sociales. Les personnes qu’il retrouve ont en fait inspiré l’essentiel des personnages de ses romans. Puisés dans le quotidien de provinciaux, les comportements individuels, positifs ou péjoratifs, sont subtilement exposés pour apparaitre comme des symptômes de problématiques plus profondes. Les relais du régime côtoient et affrontent une jeunesse vivant et aspirant à un monde parallèle à celui qu’on lui prépare. Le réalisateur souligne sans forcer le trait la duplicité du monde des adultes où chacun tente de survivre dans un univers où l’arbitraire du pouvoir peut se dévoiler aussi bien dans les instances officielles que des sectes informelles dont on laisse deviner connexions et complicités. L’intégrisme y est abordé de façon elliptique. On relève les porosités qui accompagnent un phénomène invoquant la transcendance tout en cultivant des manifestations triviales comme la vénalité qui affleurent au détour d’un mariage où lors d’autres échanges sociaux. L’emphase des locaux, soucieux de séduire l’enfant prodige, ne sombre pas dans la caricature.  

Mohamed Hamidi qui déjà signé « la vache », « né quelque part » ou « jusqu’ici tout va bien » nous présente cette fois une fresque citoyenne qui a su échapper au manichéisme et à la tentation du militantisme d’embrigadement. L’exercice était risqué et le pari réussi. Le casting est d’une remarquable justesse ; la générosité des acteurs est crédible ; au point d’avoir fait oublier que nous sommes dans le remake d’un film argentin portant d’ailleurs le même nom sorti en 2016 et réalisé par Mariano Cohn et Gaston Duprat. Belle production qui fait largement oublier l’accent marocain de certains interprètes et l’erreur commise sur la valeur du dinar algérien.

On saura gré à Kad Merad, acteur consacré dans les films dédiés au public français, d’avoir quitté sa zone de confort pour faire vivre une Algérie qui souffre, se bat et espère. La diaspora devrait pouvoir y trouver matière à produire une réflexion donnant du sens à un destin aléatoire mais devant lequel on ne désespère pas. 

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DIASPORA. Concert de Sidi Bémol à Paris : une ambiance euphorique

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DIASPORA. Concert de Sidi Bémol à Paris : une ambiance euphorique

Le célèbre studio de l’Ermitage, niché dans le quartier de Ménilmontant ( 20e arrondissement de Paris), a ouvert ses portes ce vendredi soir pour offrir une soirée mémorable qui marque les retrouvailles attendues de Sidi Bémol avec un public parisien toujours fidèle.

Armé de sa guitare, Hocine Boukella a conquis une salle archicomble.  Présence charismatique et incomparable énergie qui a électrisé un public acquis à  n artiste dont la sincérité et la générosité sont des marqueurs reconnus et appréciés. Le concert a commencé sur une note émouvante, avec un vibrant hommage aux détenus d’opinion en Algérie, avant de transporter les spectateurs à travers l’éventail d’un répertoire éclectique et pourtant unique, mêlant rock, chants marins « iflisen » en passant par des fragments de la chanson populaire algérienne revisitée.

L’apothéose de la soirée fut l’apparition surprise du talentueux chanteur Arezki Ameziane. Leur duo a littéralement enflammé les esprits avec le célèbre titre de Sidi Bémol, «Amɣar» (le vieux). La prestation a été suivie par une saisissante partition d’une composition d’Ameziane, «Sahitou sahitou».

Le label de Sidi Bemol a encore opéré. La contagion de la transe musicale a uni la foule à l’artiste. Hommes et femmes, jeunes et moins jeunes, tous se sont laissés emporter par le souffle d’une musique originale, dansant et chantant jusqu’à la dernière note. Une atmosphère paradoxale, mêlant effervescence, voire exaltation et communion, s’est emparée de l’enceinte, créant une densité émotionnelle que les chanceux présents ne sont pas prêts d’oublier.

Il est rare de voir un artiste s’impliquant avec entièreté dans des causes politiques emporter l’adhésion et la ferveur sentimentale du spectateur. Sid Bémol fait partie des happy few.

SAIDANI Kassi

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Journée mondiale de l‘emblème amazigh : une histoire et un message

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Amazigh

Les trois couleurs bleu, verte et jaune frappées de la lettre de l’alphabet tifinagh «  Z » en rouge, centrale dans le mot amazigh, flottent en Afrique du nord et dans trois pays sub-sahariens : Niger, Mali, Burkina Faso. L’emblème amazigh est aujourd’hui un symbole de rassemblement d’un peuple qui, sans avoir pu se donner un Etat central unifié a survécu à toutes les épreuves de l’Histoire.

Naissance inédite

L’histoire de ce signe cardinal est assez singulière. C’est d’abord celle du souffle d’un peuple qui refuse de mourir.

Quelques années à peine après la création de l’Académie berbère en juin 1966, le pugnace et téméraire Bessaoud Mohand arab, avait fabriqué un fanion dont les couleurs varièrent souvent avant de se stabiliser plus ou moins sur le vert et le jaune, évocation de la versure du Tell et du désert. C’est au milieu des années soixante-dix qu’un chauffeur de taxi, Youcef Medkour, dont la fonction fut l’occasion d’un débat permanent avec ses clients, offrit la version que l’on connait actuellement. On s’est beaucoup interrogé sur le succès rencontré par une représentation symbolique qu’aucune institution officielle n’avait contribué à faire naitre. La réponse à ce fulgurant écho est assez simple : il y a eu accueil et relais spontanés parce qu’il y avait attente populaire.

La conscience collective révélée par cet étendard murissait en effet depuis des années parmi une génération d’étudiants qui labouraient inlassablement leur collectivité. Les vicissitudes d’une Histoire tourmentée ne sont pas venues à bout d’un combat long et périlleux, inscrit d’abord dans des cadres universitaires avant de prendre comme un feu de brousse dans toutes les franges de la société.

Revendication populaire, frilosité des Etats

Aujourd’hui, chaque communauté nationale se saisit des conjonctures locales et des opportunités d’aubaine qui se présentent à elle pour arracher une avancée ou une protection dans des environnements généralement hostiles.

Au Mali, la junte militaire, isolée sur la scène internationale, a dû composer avec les Touarègues pour éviter que ceux-ci, déjà partiellement atteints par la contagion islamiste d’Ansar-eddine, ne basculent collectivement dans l’opposition radicale. Une situation qui a conduit le pouvoir en place à Bamako à reconnaitre le statut de langue officielle au Tamashek ( variante tamazight chez les Touaregs). Au début des années 60, Modibo Keita, chef d’Etat malien, avait obtenu de Ben Bella un droit de poursuite en territoire algérien pour mitrailler par avion une rébellion touarègue.

En Libye, pays également déchiré par une guerre de pouvoir sans fin opposant la Tripolitaine à la Cyrénaïque, les populations berbérophones de l’Adrar Nefoussa comme ceux de Zwara font entendre leur voix et l’emblème amazigh figure dans le bureau du premier ministre du gouvernement Dbibeh basé à Tripoli. Là encore, sous Kaddafi, les militants amazighes étaient les premières cibles du dictateur.

En Tunisie, un surprenant sursaut autour de l’amazighité infuse dans la jeunesse, probablement du fait de  la proximité de la Libye.

En Algérie, où la revendication de l’identité amazighe fut la plus vive, les autorités gagnées par un retour sur l’autoritarisme panarabe sanctionnent, là où elles le peuvent, les porteurs de cet emblème en dépit de la reconnaissance du statut officiel de la langue amazighe depuis 2016.

Aux Canaries, l’étendard qui fut longtemps revendiqué par les seuls militants du parti nationaliste le Mouvement pour l’auto-détermination et l’indépendance de l’archipel des Canaries ( MPAIAC ) fondé à Alger en 1964 par Antonio Cubillo est sur les frontons des associations culturelles ou même d’institutions provinciales, signe de la démocratisation de la prise en charge de cette question.

Le Maroc qui connait un relatif apaisement identitaire est, pour l’heure, le pays où ce drapeau est le plus massivement et régulièrement affiché.

Sur l’espace sub-saharien des tribus touarègues ayant longtemps vécu dans une forme d’autarcie se réapproprient leur identité de façon organisée. Et l’emblème amazigh que l’on voit aussi bien à Niamey, Bamako qu’à Ouagadougou est pour beaucoup dans cette construction d’une personnalité rassembleuse.

La visibilité de cet emblème est un fidèle reflet de l’état de tolérance dont bénéficie la problématique amazighe.

L’amazighité, langue, culture, histoire et traditions est le socle qui constitue un dénominateur commun sur l’espace géographique qui va de Siwa aux Canaries.

Sans rien renier de leurs spécificités nationales, les dirigeants de l’Union européenne ont adopté un symbole qui atteste de leur volonté à se donner en partage une mémoire issue d’un continent symbolisée par un étendard bleu avec douze étoiles jaunes, qui est hissé à côté des drapeaux nationaux.

A quand l’emblème amazigh aux côtés des pavillons de chaque pays de l’espace péri-saharien ? En l’occurrence les peuples ont devancé les dirigeants.

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Universités d’été sur la question amazigh. Agadir : pôle de constance et de qualité

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Universités d’été sur la question amazigh. Agadir : pôle de constance et de qualité

La 17éme édition de l’université d’été sur la question amazigh d’Agadir s’est tenue du 20 au 23 juillet sur le thème : « Amazighité en Afrique du nord : état des lieux et perspectives ». Ce genre de rencontres existe en Algérie ou ailleurs mais, à l’inverse de celle d’Agadir, elles peinent à se pérenniser et à assurer une fréquentation qui associe consistance et pertinence.

Recherche et vulgarisation

Cette année encore, des intervenants de Libye, Tunisie, Iles Canaries ou de France et, naturellement, du Maroc étaient au rendez-vous. Manquaient les communicants qui ne pouvaient venir d’Algérie pour des considérations politiques, les frontières entre ce pays et le Maroc étant fermées depuis aout 2021. 

Outre sa régularité, cette rencontre a la particularité de rassembler des universitaires dont les travaux académiques sont confirmés comme les chercheurs Iseksioui Rachid ( Marrakech ), Hamza Amarouch ( Inalco, Paris )  ou Emannuel Plantade ( Lyon ) et des militants qui ont porté la problématique amazighe sur le terrain ou dans les instances internationales à l’instar de l’écrivain Ahmed Asid ou de l’avocat Hassan Id Belkacem.

On retrouve cette volonté d’ouverture et d’éclectisme dans les thématiques abordées puisque des conférences abordant un sujet aussi pointu que «  Apulée de Madaure : une amazighité en débat chez les spécialistes de l’antiquité »  côtoient des interventions traitant des «  Défis liés à l’intégration de l’amazighe dans l’administration publique. »

Amazighité, un marqueur politique majeur

Les actes de ces débats sont régulièrement publiés, ce qui permet d’avoir des évaluations rigoureuses et sur la durée à propos de la question amazighe qui reste l’un des marqueurs de l’ouverture ou de la régression politique qui peut caractériser un ou plusieurs pays d’Afrique du nord.

Ainsi, au moment où l’on assiste à une progression durable et qualitativement significative de l’enseignement et de l’intégration de la langue amazighe dans les institutions au Maroc et, dans une moindre mesure en Libye, on observe en Algérie un déchainement de haine sans précédent contre tout ce qui se rapporte au fait amazighe.

Agadir qui est le site privilégié des débats sur ce chantier abrite aussi le festival du film amazighe.      

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Festival Algé’Rire : le rire comme antidote au spleen estival et à la morosité ambiante

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Festival Algé’Rire : le rire comme antidote au spleen estival et à la morosité ambiante

Après une rupture de sept ans, le Festivl Algé’Rire marque son retour sous le sceau de l’ouverture sur le monde avec la participation d’une brochette d’artistes et d’humoristes algériens et internationaux pour l’édition qui se tient de mercredi à samedi au Palais de la culture Moufdi-Zakaria à Alger. Il est intéressant que ce retour marqué par un évènement placé sous le haut patronage de…madame la ministre de la culture.

Après les quatre premières éditions organisées en Algérie et en France, le festival organisé par l’agence Broshing Events revient donc avec une programmation étoffée parmi lesquels des galas diversifiés, dont le gala africain et le gala algérien « Derdja », deux one man show d’Abdelkader Secteur, un artiste endurant et, pour la première fois, Houria Les yeux verts qui présentera son spectacle « Enfin moi ».

D’autres humoristes, comme Krimo Derradji, Tarik Comedy et Adam Kassouri seront également de la partie lors de cet évènement qui sera ponctué par la présence des poids lourds Athmane Ariouet, Salah Ougrout, Samia Ameziane et les Français Olivier Dacourt et Olivier Thomert.

Les organisateurs veulent donner au spectacle une dimension internationale avec notamment un ancrage africain pour le « faire rayonner sur l’Afrique et la Méditerranée », indique Tarik Ouhadj.  

Avec le gala international et un autre exclusivement en anglais, le festival prend désormais de l’épaisseur au point d’incorporer dans sa programmation de grosses pointures de l’humour à la réputation établie sur la scène internationale, dont une trentaine d’humoristes venus, entre autres, d’Amérique du Nord, de France, de Turquie, de Tunisie, du Sénégal et du Congo.

C’est le cas par exemple de l’humoriste québécois d’origine congolaise Dolino, de son vrai nom Dolviran Mpassi Mpandzou. Cet humoriste canado-congolais de 33 ans qui a aujourd’hui son propre « Comedy Show » est capable d’arracher un fou rire à la statue de la Liberté et tourner en dérision des situations loin de prêter à rire.

C’est probablement parce qu’il a vécu dans plusieurs pays que Dolino trouve beaucoup d’aisance et de facilité à capter l’intérêt de publics appartenant à des horizons sociaux et culturels différents. Après avoir été sacré meilleur humoriste latino au Canada en 2019 au Latin Awards, Dolino qui fait partie du collectif des Bad Boys qui regroupe des humoristes montréalais a été nominé en 2022 au Gala dynastie.

À la faveur du Festival Algé’Rire, le public algérien aura ainsi l’occasion de découvrir un humoriste qui maîtrise son art de produire des sketchs dont on attend l’audace critique envers un pouvoir particulièrement susceptible quant au traitement des constantes nationales et autres slogans officiels. Mais cela est vrai pour tous les participants.

Par Nadir B.

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Chams Eddine Mechri : «Je préfère créer à travers des savoirs existants patrimoniaux»

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Chams eddine Mechri : « Je préfère créer à travers des savoirs existants patrimoniaux »

Chams Eddine Mechri, designer et fondateur de « Né à Tunis » . Parti des origines et de leurs objets désuets ou oubliés, il a reconstitué un univers audacieux et unique qui l’a hissé parmi les grands créateurs.  

Mais derrière cette inspiration qui revendique le terroir, Chems Eddine Mechri c’est d’abord un riche parcours d’études universitaires : designer formé à Institut Supérieur des Beaux-Arts de Tunis (ISBAT), ensuite un DEA en patrimoine muséographie avec comme sujet de thèse: le design politique ! « Un travail de recherche universitaire ou j’ai investi le champ de design politique ou comment le désigner peut guider les choix des politiques visant des territoires et/ou des communautés d’artisans. Ces mêmes choix qui peuvent participer à désenclaver ces mêmes territoires », tient à préciser cet artiste dont l’imagination ancrée dans les valeurs ancestrales invente l’inédit. Entretien. 

Adn-med : Pourquoi avoir choisi le nom « Né à Tunis » et « Née à Tunis » pour vos productions ?

 CEM : “Né à Tunis» et « Née à Tunis» signifie l’action de venir au monde. Un choix avisé pour dire toute la dimension créatrice et la démarche innovante de l’artiste .

Cette appellation qui porte le nom de ma ligne de vêtement et de mes créations luminaires, m’est venue presque spontanément. Et le “Née”, qui veut dire « je », est un choix étymologique qui fait écho au dialecte tunisien. Je voulais que le public tunisien, à travers ce parler populaire, puisse s’approprier mes créations. Conjuguer l’identité tunisienne au prisme de la multiplicité et empoigner la question écologique. Cela nous renvoie au savoir-faire artisanal tunisien autrement du « hand made » ou « fait main» ! Une autre manière de célébrer le patrimoine.

Adn-med : Vous avez une démarche qui dénote par rapport à l’image qu’on se fait du designer classique !

CEM : En effet, ma démarche sort du rôle conventionnel du designer/prestataire de service qui répond plutôt à une demande, publique ou privée d’ailleurs.  Je préfère créer à travers des savoirs existants patrimoniaux. La posture n’est pas la même. On est sur l’identification d’objet de travail artistique,  qui constitue la première phase du projet, pour le travailler ensuite dans toutes ses dimensions.  Le designer est là, dans la création et pas « un simple ouvrier technicien prestataire. »

Adn-med : Une approche qui a du fond , mais n’est-elle pas un peu risquée pour pouvoir vivre de son « art » ?

CEM :  Oui, notre approche est fragile. Economiquement parlant. Surtout au lancement. Mais elle est réfléchie et assumée. Nous voulons que nos créations aient de la profondeur, fassent parler des idéaux et des convictions principalement en matière d’écologie, de développement durable. J’aime que mes créations vêtements soient jolies certes, mais aussi qu’elles puissent raconter une histoire. 

Adn-med : vous faites du neuf avec du vieux , c’est votre approche pour travailler la patrimoine ?

CEM : On peut dire ça comme ça ! (sourire). En effet, je travaille à partir de vieilles matières issues de la friperie. D’anciennes, voire très anciennes broderies tunisienne, marocaine et algérienne, datant de plus d’un siècle, que je restaure complètement. Et c’est là que la connexion avec le patrimoine marocain et algérien se fait. Je travaille aussi à partir de chutes d’usines de confection ! On sait tous que la Tunisie est connue pour ces usines qui constituent pour moi un réservoir de chutes que je récupère pour travailler soit pour la confection de vêtement soit pour mes produits et créations d’ameublements ! Par exemple, mon dernier défilé Fashion Week de Paris est issu exclusivement de chutes d’usines de confections d’ameublement ! C’est-à-dire de vieux rideaux des stocks de tissu de rideaux, d’invendus des années, soixante , soixante-dix et quatre-vingt que j’essaie de valoriser.

Adn-med : Quelle est la part de la dimension nord-africaine dans votre travail et vos créations ?

Je suis très inspiré par Ibrahim Shebani, artiste libyen né en Allemagne qui a étudié l’architecture à Benghazi , créateur de la marque Born in exile et qui est très intéressé et inspiré par la patrimoine lybien. J’ai collaboré aussi avec des artistes marocains, habillé des top- model ! Pour l’Algérie, les bijoux d’Ait Yenni sont une véritable source d’inspiration pour moi. J’ai eu des invitations venant d’Allemagne, de Dubaï et d’autres pays. J’y répondrai certainement, si elles viennent à se renouveler. J’ai plutôt privilégié l’Afrique sub-saharienne.  comme le Togo (Lomé), le Sénégal (Dakar) et la Congo Kinshasa. Autant dire que l’Afrique constitue l’Adn de mon travail artistique ! Partir de ce qui parle de nous, mais qui ne va pas parler qu’ à nous même ! Une manière d’allier authenticité et ouverture. À l’image de cette création issue d’une vielle broderie de 1974 revisitée, que j’avais exposée et qui a été primée au Musée des Arts Décoratifs de Paris dans le cadre de l’exposition ” Bonne Arrivée ” lors de la Saison Africa 2020 organisée en 2021. C’est à la même occasion que j’ai été approché par la Fashion révolution et qui m’a permis de participer à un défilé qui a eu lieu Paris. Je suis particulièrement content de cette distinction car à travers mon nom et mon enseigne c’est le savoir-faire tunisien en matière de mode a été mis en avant. J’ai toujours voulu marier l’originel et le beau ! C’est notre challenge !

 *Vous pouvez voir les créations de l’artiste dans le grand Dar el Jeld Hôtel , Un hommage à la médina ! Encore un clin d’œil au patrimoine 

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Montréal. Le raï : des cabarets oranais à l’Unesco

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Montréal. Le raï : des cabarets oranais à l’Unesco

La musique raï, née de la fusion de deux formes de mélodies traditionnelles, le bédoui et le folklore oranais, a connu une évolution fabuleuse qui l’a propulsée des tripots – que beaucoup considéraient comme les lieux où végétait les bas-fonds de la société – au firmament du monde et devenir patrimoine immatériel universel reconnu par l’Unesco.

C’est l’histoire exceptionnelle du raï et ses origines qu’a tentée d’ébaucher samedi Mohammed Nadir Hales, un ingénieur éclectique, qui a plusieurs cordes à son arc. Invité dans le cadre des Journées du patrimoine culturel algérien programmées par la très active organisation indépendante Écomusée de l’Algérie (ÉDA), en collaboration avec le Musée des métiers d’art du Québec (MUMAQ), le conférencier est revenu longuement sur la genèse de ce genre musical populaire qui, après avoir été porté par la voix des chouyoukhs ( les maitres ) , a connu un début de modernisation avec l’éclosion de meddahates ( les conteuses ).

Dans l’introduction de sa thématique, M. Hales est remonté loin dans l’histoire du bédoui, allant jusqu’à évoquer les chants traditionnels des Zendani de la fin du 19 siècle et du début du 20 siècle comme le chant de résistance « Hadj Guillaume » qui persifflait contre l’occupant colonial.

« Bakhta », une histoire d’amour véridique

Au début du 20e siècle, le raï balbutiant était porté par des chouyoukhs, dont les plus emblématiques à l’époque étaient Cheikh Hammada et Abdelkader Khaldi. Ce dernier, né en 1896 à Mascara, faisait partie de la génération de poètes qui ont participé à la citadinisation du bédoui dans une période charnière de bouillonnement culturel algérien. Il était notamment auteur du texte inusité « Bakhta », une idylle vraie qui deviendra bien plus tard un tube repris par Cheb Khaled.

Avant lui, Abdelkader Bentobdji (1871 – 1948), un poète mystique, avait laissé à la postérité un texte d’anthologie en l’honneur du saint Sidi-El Houari, « Abdelkader ya Boualem », également repris par plusieurs chanteurs ultérieurement.

Deux autres pionniers de la musique populaire oranaise, en l’occurrence Ahmed Wahbi et Houari Bellaoui, ont également contribué au rayonnement de ce genre musical durant les années 1950.  

Avec l’introduction de nouvelles sonorités grâce à la modernisation de l’orchestration, le le raï a connu une évolution qualitative avec l’émergence d’une nouvelle génération d’artistes qui l’ont popularisé à partir des cabarets oranais. Le conférencier cite notamment cheikha Rimiti, une icône de la musique populaire féminine, Messaoud Bellemou et Belkacem Bouteldja, des précurseurs du raï moderne, qui ont su donner un second souffle à cette musique subversive avec l’introduction de nouveaux instruments  comme la trompette et l’incorporation de sons électriques, alors que ce genre musical fut longtemps interdit dans les médias officiels.

Des cabarets oranais à l’Unesco

Il a fallu attendre le milieu des années 1980 pour voir un début de libéralisation du raï à l’occasion du premier festival à Oran avant de s’internationaliser avec la voix d’une nouvelle vague de chanteurs, dont Khaled, Mami et chebba Fadila, indique l’intervenant.

La montée en puissance du raï dans une période trouble de l’Algérie avait fait retourner les kalachnikovs des groupes terroristes islamistes contre des artistes qui voulaient chanter l’amour et l’espoir dans un pays assassiné par « les chasseurs de lumière ». L’on se souvient de l’enfant de Gambetta, Cheb Hasni, froidement abattu en 1994 à la fleur de l’âge, lui qui chantait « Mazal kayen l’espoir » ( il reste encore de l’espoir) . Une année plus tard, le producteur Rachid Baba Ahmed subira le même sort.

Mais cet espoir têtu aura raison de la bête immonde, vaincue par la société algérienne. Le raï qui s’est imposé depuis sur les scènes internationales les plus mythiques est, aujourd’hui, un patrimoine immatériel universel. Le raï célébré par les chouyoukhs et les meddahates aura ainsi pris sa revanche sur tous ceux qui ont voulu le proscrire chez les disquaires, à l’antenne et sur scène.

Contrarié autant par le conservatisme social que les censures officielles et combattu par les sicaires intégristes, le raï a miraculeusement survécu. Est-ce un hasard si dans le retour de la bigoterie en Algérie c’est encore dans la diaspora que l’on célèbre la profondeur d’une musique dont le mot qui la définit signifie « esprit », un mot qui célèbre la liberté de décider de soi ?  

De Montréal : Nadir B.

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Maroc. Le nouvel an amazigh sera désormais un jour férié

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Maroc. Le nouvel an amazigh sera désormais un jour férié

Dans un communiqué du cabinet royal publié ce mercredi, on apprend que «  le Nouvel an amazigh sera un jour de congé payé à l’instar du 1er Moharem ou du jour de l’an grégorien ».

Le communiqué indique que le Roi Mohamed VI a donné des instructions au chef du gouvernement prendre les mesures nécessaires afin d’activer cette décision.

L’écrit du cabinet royal explique que cette annonce consacre « l’attention bienveillante que sa S.M le Roi n’a cessé de porter à l’amazighité en tant que composante principale de l’identité marocaine. Une décision qui s’inscrit également dans « le cadre de la consécration constitutionnelle de l’Amazigh comme langue officielle aux côtés de la langue arabe. » Cette décision répond à une demande récurrente des militants de la cause amazigh qui se sont rassemblé cette année encore devant le parlement pour demander que Yennayer, la Nouvel an amazigh soit officiellement reconnu.

Pour rappel, en ‘Algérie une décision présidentielle annoncée le 27 décembre 2017 avait de Yennayer un jour chômé et payé qui fut fêté pour la première fois le 12 janvier 2018.

Rassemblement organisé par les militants amazigh devant le parlement en début d'année revendiquant l'officialisation du nouvel an amazigh.
Rassemblement organisé par les militants amazigh devant le parlement en début d’année revendiquant l’officialisation du nouvel an amazigh.
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Témoignage: IDIR 3 ans déjà. Par : Mounir KEJJI*

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Témoignage: IDIR 3 ans déjà. Par : Mounir KEJJI*

IDIR a tiré sa révérence il y’a trois ans. J’ai pensé à lui non pas comme un disparu mais comme un absent, un émigré comme en tant connus sa Kabylie natale. Un manque nous habite mais ll n’y a pas de résignation à ne plus retrouver l’être cher. Pourquoi ? Parce que Idir est incontestablement le chanteur qui a donné un rayonnement international à la chanson amazighe. Et quand on a traversé tant de frontières ; celle de la mort ne peut être une barrière définitive. J’ai donc voulu parler de lui simplement aujourd’hui comme s’il allait bientôt revenir au Maroc.

Qui de nous n’a pas écouté et admiré l’éternelle et planétaire chanson « Avava inu va » et ses autres mélodies puisées du patrimoine amazigh plusieurs fois millénaire? Qui de nous n’a pas parcouru des centaines voire des milliers de kilomètres en groupe ou en solo, accompagné de ses belles mélodies?

« Avava inu va » a été chantée en 1973, interprétée et adaptée dans une vingtaine de langues.. Elle a même fait sa place dans la musicothérapie dans des cliniques en Europe pour atténuer les souffrances et les émotions négatives des patients.

IDIR a sillonné le monde pour faire connaître, à travers la musique, notre langue et notre culture. Et il l’a fait avec brio .Il était l’ambassadeur par excellence de la musique et de la culture amazighe. Il était un des « maquisards de la chanson » kabyle pour reprendre l’expression de Kateb Yacine.

Je l’ai rencontré la première fois le 5 mai 1997 à Rabat à l’hôtel de Challah, invité au festival qui se déroulait dans la même ville. C’était son deuxième spectacle au Maroc, après celui de Casablanca en 1995 où il a été invité par l’Institut français …

Puis avec les années, il était un habitué du Maroc qu’il visitait souvent plus que l’Algérie ( mais ceci est un autre sujet…).

J’ai eu l’honneur d’assister à ses concerts à Meknès, à Agadir, à Tanger, à Rabat, à Kenitra, à El Houceima, où il a tenu à donner un spectacle le 7 août 2004 en solidarité avec la population de la ville, traumatisée par un terrible tremblement de terre le 24 février de la même année.

Je faisais partie d’un groupe de jeunes venus de Rabat pour assister à cette manifestation solidarité. Il nous a reçus chaleureusement après le gala dans son hôtel Chafarina Beach à Tara Youssef (à quelques kilomètres d’El Houceima).

IDIR draine toujours des foules immenses auxquelles il fait partager ses passions et ses engagements.

Le géologue qui est devenu artiste est une force révolutionnaire qui agit en douceur et en profondeur. Il a pu, à travers son art, stimuler les esprits contre le danger de l’aliénation culturelle que voulait instaurer l’arabo-islamisme en Afrique du Nord. Il était un éveilleur des consciences.

La dernière fois que je l’ai vu, il m’avait dit qu’il voulait venir se reposer au Maroc pour une semaine ou une dizaine de jours et qu’il désirait visiter quelques villages du Moyen Atlas, la région d’Imilchil, Goulmima, Merzouga, les Gorges de Todgha, celles de Dadès…

J’en ai discuté avec notre ami commun Rabah Tafsut pour coordonner le programme et le timing. Malheureusement, le projet n’a pas abouti. La maladie fut plus forte que le souhait de notre artiste.

Dans son dernier album « Ici et ailleurs », sorti en 2017, il s’est fait entourer par de grandes voix de la chanson française tels Francis Cabrel, Patrick Bruel, Charles Aznavour, avec qui il a chanté La Bohème en kabyle …

Repose en paix Dda YIDIR ! Ton très large public à travers toute Tamazgha et le Monde entier te pleure ! Il te pleure d’autant plus qu’avec le confinement, il n’a pas pu t’organiser des obsèques dignes de ta personne et de la place de premier choix que tu occupes dans l’Histoire et dans le devenir de la culture et de la nation amazighes.

Mais, comme tu le sais bien, ton nom, ta voix, tes paroles et ta musique sont gravées pour l’éternité dans nos cœurs et dans notre Histoire.

Ar timlilit a DdA YIDIR

*Militant de la cause amazighe au Maroc

Photo : Idir avec sa fille Tanina et Mounir Kejji devant l’Hôtel Ibis à Rabat en juillet 2014

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« Djbel Moussa » du Marocain Driss Mrini primé au festival Vues d’Afrique

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39e édition du Festival international Vues d’Afrique

Le festival de cinéma international « Vues d’Afrique » a dévoilé dimanche à Montréal les lauréats de sa 39eme édition qui s’est déroulée à la Cinémathèque québécoise du 21 au 30 avril. 

Déjà salué par la critique, le long métrage « Djbel Moussa » (Le Mont Moussa) du Marocain Drisss Mrini a été sacré meilleur film en décrochant le prix du long métrage fiction. Adaptée de l’œuvre de Abderrahim Bahir, le film du réalisateur Mrini met en scène Hakim, un jeune aphasique reclus cloué à son fauteuil roulant, qui a choisi de vivre à la marge du monde, seul face à ses démons intérieurs. Par un pur hasard, Merouane croise Hakim et semble gagné par une sorte de curiosité sur les univers secrets de ce dernier. Ce qui ne sera pas sans conséquences sur Merouane dans cette intrigue qui a fini par attirer l’attention du jury et du public. 

Dans la même catégorie, le film algérien « Houria » de la scénariste Mounia Meddour s’est contenté d’une mention spéciale. Par contre, ce long métrage a raflé le prix de la meilleure musique de film attribué à Yasmine Meddour et Maxence Dussere. Autre distinction pour la fiction de Mounia Meddour, Lyna Khoudri qui a joué le rôle de Houria a été sacrée meilleure actrice, tandis que Younes Bouab, qui a campé le rôle de Hakim dans « Le Mont Moussa », s’est vu décerner le prix du meilleur acteur.  

Le festival a aussi remis un prix hommage en reconnaissance de l’ensemble de l’œuvre du Malien Souleymane Cissé, premier cinéaste d’Afrique noire à recevoir en 1987 le prix du jury au Festival de Cannes pour son film « Yeelen ».

Tout au long du festival, plusieurs activités connexes ont eu lieu pour mettre en valeur les spécificités culturelles africaines avec notamment de nombreux concerts et spectacles consacrés à des pays comme le Mali, l’Algérie, le Maroc, le Burkina Faso. 

Par ailleurs, lors d’une cérémonie organisée à la mairie de Montréal, le festival Vues d’Afrique a formalisé le jumelage avec le festival de cinéma de Kigali (Rwanda), alors qu’auparavant un colloque universitaire s’est penché sur la question de la décolonisation des festivals. Le festival Vues d’Afrique qui souhaite faire les choses en grand a d’ores et déjà annoncé les préparatifs pour sa 40e édition qui aura lieu du 11 au 21 avril 2024. 

De Montréal : Younes Lamri 

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Culture

Le patrimoine culturel algérien s’expose à Montréal

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Les Journées du patrimoine culturel algérien sont organisées du 28 avril au 10 juin à Montréal à l’initiative de l’organisation indépendante Écomusée de l’Algérie (ÉDA), en collaboration avec le Musée des métiers d’art du Québec (MUMAQ) de Montréal.

L’Écomusée de l’Algérie est un organisme à but non lucratif qui a vu le jour en septembre 2021 à Montréal. Sa naissance est venue répondre au besoin exprimé par la communauté algérienne qui aspirait à  rassemblée autour d’une bannière commune, celle du patrimoine culturel, explique Asma Aït Hamouda.

Le programme culturel sera inauguré par le vernissage d’une exposition prévu pour ce jeudi au siège du MUMAQ. Cette activité temporaire se veut une fenêtre ouverte sur le patrimoine algérien dans toute sa diversité ; qu’il s’agisse de trésors matériels ou immatériels qui ont survécu aux épreuves du temps et qui sont là depuis les jours anciens.

Outre une sélection d’objets culturels du patrimoine algérien, le programme dévoilé par les organisateurs comprend plusieurs activités qui regroupent des ateliers créatifs et des conférences thématiques sur le cinéma, l’architecture, la musique, la littérature et la peinture. La manifestation sera ouverte jusqu’au 10 juin et le public aura le loisir de faire la (re)découverte d’un patrimoine culturel qui appelle à sa sauvegarde pour ne pas se laisser mourir, une éventualité qu’il ne faut malheureusement pas exclure s’il devait rester plus longtemps en jachère.

Ainsi, le public montréalais verra la beauté des costumes traditionnels algériens, de la diandrie, de la maroquinerie, de la gastronomie, de la poésie et de la musique du terroir. Les visiteurs et spectateurs se laisseront transporter dans un monde merveilleux où les codes culturels participent à régenter la vie sociale dans la cité ou le monde rural.

Parallèlement à cette méga-exposition, l’Écomusée de l’Algérie organise samedi un atelier créatif de peinture participative pour une fresque collaborative avec l’artiste-peintre Ali Kichou. Ce dernier a été déjà à l’origine d’une fresque du même genre créée avec le public à Montréal lors des manifestations qui faisaient écho à celles du pays. Après le coup de pinceau de M. Kichou qui reviendra avec son atelier chaque samedi, le programme mettra à l’honneur la littérature orale féminine avec des séances dédiées à la boqala animées par Nacira Adem.

Durant ces Journées, ÉDA propose chaque samedi une conférence thématique. « Rapport identitaire du patrimoine architectural algérien entre histoire et modernité » sera le thème qu’abordera Miloud Boukhira samedi le 6 mai, alors qu’une semaine plus tard, Mouloud Belabdi dissertera sur la « promenade au sein de la littérature algérienne de graphie française ». Nylda Aktouf et le Dr Miloud Chennoufi aborderont des sujets relatifs à l’art plastique sur Baya l’enchanteresse et le corps dans l’art algérien chez les fondateurs de la peinture moderne. Les cinéastes Nadia Zouaoui e Bachir Bensaddek reviendront le 20 mai prochain sur les succès et les défis du cinéma d’ici, tandis que le 3 juin Mohammed Nadir Hales résumera l’histoire et l’évolution de la musique raï oranaise.

Nadir B.

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