mardi, novembre 28, 2023
International

Espagne. Victoire socialiste au parlement et promotion des langues régionales.

En annonçant des législatives anticipées pour le 23 juillet après la débacle de son parti aux dernières élections communales et régionales, le premier ministre Pedro Sanchez faisait un pari risqué. Une opération dont il vient de remporter la première manche puisque sa candidate à la présidence du parlement, Francina Armengol, vient d’être élue avec le soutien des indépendantistes catalans qui avaient fait durer le suspens jusqu’à la dernière minute. En effet, les 7 députés du parti de Carles Puigdemont, exilé en Belgique, permettent aux socialistes d’obtenir 178 des 350 sièges que comptent le parlement espagnol, ce qui lui donne deux voix de plus que la majorité absolue.

La candidature de Francina Armengol, ancienne présidente de la communauté autonome de l’archipel des Baléares, région proche de la Catalogne dont elle parle la langue, n’était pas fortuit. Elle avait vocation à sinon séduire du moins à rassurer l’aide radicale du mouvement catalan. Du reste, le premier discours de la nouvelle présidente du parlement était centré sur « l’Espagne qui avance quand elle respecte sa diversité » et de citer les spécificités catalane, basque et galicienne avant de déclarer que sous sa présidence, les langues de ces régions seront autorisées dans l’hémicycle. Cependant, cette annonce n’a pas suffi puisque Pedro Sanchez a dû promettre de saisir la présidence tournante de l’union européenne qui échoit à l’Espagne jusqu’au mois de décembre pour obtenir que le catalan, le basque et le galicien puisse être utilisés dans les institutions européennes au même titre que l’espagnol. 

Ce succès donne une indication importante quant à la possibilité de voir Pedro Sanchez reconduit dans quelques semaines quand il faudra investir le chef du gouvernement devant le parlement.

Par ailleurs, cette compétition électorale était attentivement suivie en Afrique du nord. Depuis que Madrid a soutenu le plan marocain au Sahara occidental, l’Algérie n’a eu de cesse de dénoncer « le revirement de la puissance occupante. » Pour l’instant Rabat respire et Alger rumine.

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