mardi, novembre 28, 2023
Politique

Nicolas Sarkozy met en garde Emmanuel Macron contre la construction d’une “amitié artificielle” avec l’Algérie

Dans une entrevue accordée au quotidien le Figaro du 16 aout, l’ancien président français Nicolas Sarkozy attire l’intention de son successeur, Emmanuel Macron, à propos ses relations diplomatiques avec l’Algérie et le Maroc. L’ancien chef d’Etat a récemment publié le tome 2 de ses mémoires  « Le Temps des combats », où il exprime ses opinions sur l’actuelle politique étrangère de la France.

Bien que Sarkozy ait soutenu Macron lors de la dernière élection présidentielle, il souligne que cela ne signifie pas qu’ils partagent toutes ses positions. Il exhorte Macron à ne pas chercher à établir une « amitié artificielle » avec les dirigeants algériens, accusant ces derniers d’utiliser régulièrement la France comme « bouc émissaire » pour dissimuler leurs propres « échecs et manque de légitimité ».

« Une amitié artificielle avec des dirigeants algériens qui rejettent constamment la France ne fonctionnera pas. Ils ont un intérêt manifeste à détourner l’attention de la situation difficile dans laquelle ils ont plongé leur pays en rejetant la faute sur la France“, a souligné Sarkozy.

La volonté d’Emmanuel Macron de se  rapprocher du pouvoir algérien pour favoriser une réconciliation historique semble rencontrer des difficultés. La visite d’État en France du président algérien Abdelmadjid Tebboune, prévue pour le printemps etreportée au moi de juin, n’a toujours pas été confirmée, signe des désaccords persistants entre les deux régimes.

Le 6 aout dernier, Abdelmadjid Tebboune a estimé que si la visite dpitavoir lieu  elledevait être bien plus qu’une simple démarche symbolique. « Une visite d’État nécessite des conditions spécifiques et doit produire des résultats concrets. Ce n’est pas une simple visite touristique », a-t-il déclaré.

Nicolas Sarkozy exprime également sa préoccupation quant à l’impact du rapprochement avec l’Algérie sur les relations avec le Maroc. Il craint que cette orientation ne compromette les liens avec le Maroc, qui traverse lui aussi des périodes difficiles.

« Nous risquons de perdre beaucoup en adoptant cette position. Si nous ne gagnons pas la confiance de l’Algérie, nous risquons également de perdre celle du Maroc », a prévenu l’ancien président français.

Le politique macronienne sur l’Afrique du nord privilégiant l’Algérie au détriment du Maroc est heurtée par les secousses récurrentes des réactions d’Alger. Le risque de voir Paris perdant sur les deux tableaux est partager par la droite. Les responsables de LR qui vaient effectué au début mai une visite à Rabat avaient soulevé les mêmes appréhensions.

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